Genomatica accélère l’optimisation de ses micro-organismes

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Sur le butadiène, Genomatica a amélioré ses microorganismes en 10 mois au lieu de 27 pour le BDO.
Sur le butadiène, Genomatica a amélioré ses microorganismes en 10 mois au lieu de 27 pour le BDO.
La société californienne Genomatica, qui met au point des procédés biotechnologiques pour la conversion de biomasse en grands produits chimiques, vient d’améliorer considérablement les performances de sa plateforme technologique, en particulier dans la production de butadiène. Elle vient d’annoncer qu’elle a mis au point des micro-organismes qui ont pu produire cette molécule avec des titres de plus de 50 grammes par litre en seulement 10 mois. Son programme précédent, autour du butanediol (BDO), avait demandé 27 mois pour arriver à la mise au point d’un microorganisme aussi productif.
Non seulement ce niveau de concentration est une étape de plus vers le développement d’un procédé commercial viable pour le butadiène. Par ailleurs, la société souligne que ce résultat prouve « la capacité de sa plateforme à concevoir rapidement des micro-organismes capables de produire des produits chimiques qu’ils ne sont pas en mesure de produire naturellement » (comme c’est le cas pour le butadiène). Au total, la société aura mis 5 ans pour développer son procédé commercial Geno BDO. Elle espère réduire ce temps de développement sur ses prochains programmes.
« Nous avons plus soigneusement intégré nos capacités de calcul et d’expérimentation. Ceci nous met dans une position pour tirer pleinement parti de notre plate-forme de butadiène et d’intermédiaires Nylon. Une bonne plate-forme technologique devrait faire baisser les coûts et les délais de commercialisation » précise la société qui compte se lancer, avec des partenaires, des programmes autour d’autres molécules chimiques.

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