Gazéification de biomasse : Soprema équipe deux de ses usines en France

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Le spécialiste français des solutions d’étanchéité Soprema a annoncé la mise en service de systèmes de gazéification de biomasse sur deux sites dans l’Hexagone. Cette initiative s’inscrit dans l’engagement environnemental de Soprema, et « marque sa volonté d’accélérer la transition énergétique dans son périmètre d’activité ». Pour cela, le spécialiste des solutions d’étanchéité fait « le choix de circuits courts et de nouvelles technologies » afin de réduire l’empreinte écologique de ses sites industriels.

Un procédé hybride en Alsace

Soprema a mis en route une première unité de gazéification sur son site de Strasbourg (Bas-Rhin). D’un coût de deux millions d’euros, il permet la production d’un gaz de synthèse et de 1125 tonnes équivalent pétrole d’énergie (soit 13 GWh/an). Le système est alimenté par 4 000 tonnes annuelles de bois ayant le statut de « Sortie du statut de déchet », typiquement des palettes ou de tourets d’électricien inutilisables. Issu d’un approvisionnement local (moins de 2 km autour du site), cette biomasse va permettre de réduire de substituer à terme 60 % de la consommation de gaz naturel sur le site alsacien de Soprema, soit environ une économie de 3 300 t de CO2. Le groupe précise que la technologie de cette installation est hybride, permettant une flexibilité en matière d’approvisionnement (gaz naturel ou biomasse). Les déchets ultimes générés (80 t/an de centres de bois) seront recyclés dans la production de Soprema.

Un autre projet d’ampleur dans la Vallée du Rhône

Le groupe français a également choisi de mettre en place une solution de gazéification de biomasse sur son site de Sorgues (Vaucluse). L’installation est dimensionnée pour produire 9 GWh par an d’énergie et un gaz de synthèse, à partir de tourteaux de raisin. Implantée au cœur d’une région viticole, l’unité nécessitera environ 1 500 t de biomasse chaque année, et aidera à substituer environ 90 à 95 % de la consommation en gaz naturel (soit une réduction de 1 500 t de CO2 par an). A terme, Soprema souhaite faire coïncider son approvisionnement en biomasse avec la diversité et la saisonnalité des cultures fruitières et maraichères : noyaux d’abricots, olives, coques de noix, etc.

Un acteur engagé dans le BTP durable

Depuis plusieurs années, Soprema s’est engagé à rendre le domaine du bâtiment et de la construction plus durable. Récemment, il a publié les résultats de son projet de R&D Mutatio visant à mettre sur le marché des matériaux isolants biosourcés. C’est dans ce cadre qu’il a noué une collaboration avec DRT, qui a notamment la mise au point d’une résine à base de poix de tall-oil. Autre illustration de son engagement, la société alsacienne s’est emparée en juin 2016 du Suisse Pavatex, expert des isolants thermiques en fibres de bois.

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