Gaz vert : Engie continue d’investir dans la gazéification de la biomasse

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Vu du démonstrateur Gaya en cours de construction.
Vu du démonstrateur Gaya en cours de construction.

Engie réaffirme son engagement dans le développement de méthodes innovantes de production de gaz vert avec l’annonce de deux nouvelles collaborations majeures dans le domaine de la conversion biomasse sèche-gaz. Technologie qu’il développe dans le cadre du projet rhonalpin Gaya et qui consiste à gazéifier la biomasse sèche, comme les déchets ligneux, la paille et les résidus secs issus des forêts, de l’agriculture et de l’industrie papetière. Son potentiel technique pour les pays européens (UE-27) est de 880 TWh/an.

L’énergéticien a d’abord signé un accord de coopération technique et commerciale avec Göteborg Energi, dans le but de stimuler l’industrialisation de cette approche de conversion biomasse sèche-gaz.

L’accord porte sur trois domaines clés de coopération : partage du savoir-faire industriel sur le plan de la mise en service et de l’exploitation d’usines, coopération commerciale pour la vente de gaz vert au détail, innovation en matière de technologies employées.

Göteborg Energi est le fournisseur énergétique de la ville suédoise de Göteborg. Cette entreprise a développé la première centrale de conversion biomasse sèche-gaz d’Europe. Baptisé Gobigas, ce site produit 20 MWth de gaz vert à partir de biomasse ligneuse issue des forêts environnantes, gaz qui est ensuite réinjecté dans le réseau gazier suédois. Göteborg Energi a pour ambition d’accroître la part de gaz vert dans le mix énergétique de Göteborg et de fournir des solutions plus écologiques en matière de chauffage, d’électricité et de mobilité à ses 210 000 clients suédois.

En outre, Engie participe à Ambigo, premier projet de conversion biomasse sèche-gaz aux Pays-Bas, dans la ville d’Alkmaar.

« Nous sommes convaincus que les gaz verts et les nouvelles méthodes de production flexibles à l’échelle locale, parallèlement à la valorisation de tous les types de résidus, secs et humides, joueront un rôle majeur dans la révolution énergétique qui s’opère actuellement. Ce partenariat avec les meilleurs acteurs d’Europe permettra d’accélérer le déploiement de notre vision. Nous sommes tournés vers l’avenir et nous devons échanger nos points de vue afin de la concrétiser. Il s’agit non pas d’entrer en concurrence, mais de conclure des alliances pour avancer ensemble et plus rapidement, pour le bien de nos clients et de la société dans son ensemble », a déclaré Sandra Lagumina, directrice générale adjointe en charge des divisions Infrastructure et de la Chine chez Engie.

Une cible de 10% de gaz vert dans les réseaux

« La France s’est fixé d’ambitieux objectifs de développement du gaz vert, avec une cible de 10 % dans le réseau d’ici 2030. Engie s’est naturellement engagée à développer de nouvelles technologies, avec l’aide de partenaires publics et privés, afin de trouver des alternatives à la méthode traditionnelle pour la production de biogaz » ajoute la société. En revanche, celle-ci a choisi la technologie de conversion biomasse sèche-gaz en complément d’autres énergies vertes déjà développées, dont la conversion biomasse humide-gaz qui correspond à la fermentation de déchets organiques au moyen de la méthanisation.

Gaya en bref

Gaya est un projet de démonstration de la conversion biomasse sèche-gaz, déployé en 2010 en France avec dix autres partenaires, chacun offrant sa propre expertise de calibre mondial. Pour un investissement total de 60 millions d’euros (dont 18,7 millions d’aides de l’Ademe, dans le cadre de son Programme d’Investissements d’Avenir), cette plate-forme de R& D – construite au sud de Lyon et opérationnelle mi-2017 – servira à tester la production de biogaz par gazéification à l’échelle pré-industrielle. L’objectif est de développer de petits réacteurs modulaires capables, grâce à une conception adaptée du réacteur de gazéification (lit fluidisé circulant), d’accueillir une charge variable de biomasse. 

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