Formation : Un nouveau Master pour la bioraffinerie et les biomatériaux à Grenoble

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Bois
Le bois est riche en molécules.

En partenariat avec Grenoble INP-Phelma, Grenoble INP-Pagora propose le parcours Bioraffinerie et Biomatériaux dans le cadre du Master Science et Génie des Matériaux. Ouverte dès la rentrée 2018, cette formation – dispensée en français et anglais en M1 et en anglais en M2 – s’adresse aux étudiants désireux de s’orienter vers les métiers de valorisation de la biomasse végétale en produits chimiques, énergie et biomatériaux.

La bioraffinerie est l’opération qui permet de passer de la ressource végétale à la production d’énergie et de produits chimiques. Bien que similaire dans sa définition à ce qu’est une raffinerie, la grande diversité des matières et la richesse de leur composition chimique font de la bioraffinerie une opération de génie des procédés aux conditions très particulières. La chimie qui y est associée est également différente de la pétrochimie :

  • la structure des constituants des végétaux est construite avec trois atomes essentiels (C, H, O) – contre deux pour le pétrole (C,H) – ce qui est source de plus grande complexité ;
  • ces structures représentent des architectures organiques complexes, valorisables en tant que telles, ce qui peut être un atout pour la production de produits et matériaux aux propriétés nouvelles.

Le bois et la cellulose au coeur des enseignements

Le parcours Bioraffinerie et Biomatériaux recouvre l’ensemble de la filière allant de l’approvisionnement en biomasse lignocellulosique, essentiellement le bois, jusqu’à la production de produits chimiques, biocarburants, synthons et biopolymères, en remplacement des produits d’origine fossile. L’accent est mis sur la connaissance des constituants de la biomasse lignocellulosique (lignine, hémicelluloses, celluloses, produits extractibles) et de leur chimie ainsi que des procédés chimiques, physico-chimiques et biotechnologiques permettant de les séparer, purifier ou modifier en vue de leur valorisation (bioraffinerie).

L’industrie de la cellulose fait l’objet d’une attention particulière car elle présente aujourd’hui le plus fort potentiel de production de masse de bioproduits – incluant fibres, fibrilles, micro et nanocristaux cellulosiques – ainsi que de sucres, d’hydrates de carbone en général et de lignine, immédiatement disponibles pour une valorisation. Les connaissances portent également sur les transformations thermiques de la biomasse (torréfaction, pyrolyse, gazéification) et la synthèse de nouveaux polymères et composites pour la conception de biomatériaux aux propriétés spécifiques : nouvelles fonctions, biodégradabilité, contact alimentaire…

Ce parcours multidisciplinaire comporte des enseignements de chimie, biologie, catalyse enzymatique, fermentation, génie des procédés, génie chimique et biotechnologique, polymérisation et résistance des matériaux. Il intègre également des notions de coûts de production, d’économie de filière et  d’impact environnemental. La formation s’inscrit dans les thématiques du Laboratoire d’Excellence Tec21, de l’Institut Carnot Polynat, du CDP Glyco@Alps, de l’IDEX de l’Université Grenoble Alpes, et du pôle de compétitivité Chimie-Environnement Axelera.

La campagne de candidature est ouverte jusqu’au 15 juin 2018.

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