Fermentation : Nouvelle levée de fonds pour Enobraq

Partager cet article avec :
Christophe Dardel, directeur général d’EnobraQ. (c)EnobraQ

La start-up toulousaine spécialisée dans la fermentation industrielle EnobraQ a procédé à un tour de table de 2 millions d’euros. Cette somme va permettre à la société hébergée au TWB de financer sa stratégie de développement à court, moyen et long terme. Pour rappel, EnobraQ a mis au point un procédé fermentaire utilisant le CO2 comme source de carbone afin de produire des précurseurs de synthèse organique et de polymérisation. Cette levée de fonds intervient après un premier tour de table effectué en 2016 qui l’a aidé à obtenir la preuve de concept de sa technologie de fermentation, totalisant un montant de 4,9 M€ en deux ans. Avec ces moyens supplémentaires levés auprès de Sofinnova Partners, Auriga Partners, Irdinov et SuperNovaInvest, la société espère valoriser ses premiers travaux sur les levures, et ainsi transposer sa technologie de production dans le but d’améliorer le rendement de production industrielle de certaines molécules d’intérêt de l’ordre de 20 %. « Nous abordons aujourd’hui une phase stratégique de notre développement. Notre expertise dans l’utilisation en biotechnologie industrielle de la RuBisCO, la protéine la plus répandue au monde, nous permet de cibler les marchés de la nutrition, des bioplastiques et de l’agro-alimentaire. Cette nouvelle levée de fonds et le soutien de trois grands centres français de recherche publique va nous permettre d’étoffer nos champs d’actions et d’aboutir à la concrétisation de procédés durables” explique Christophe Dardel, Directeur Général. Si tout se déroule comme prévu, les développements à venir devrait permettre à EnobraQ de générer ses premiers revenus en 2019-2020. Son objectif à l’horizon 2024-2025 étant d’atteindre un chiffre d’affaires compris entre 5 et 10 M€.

Participation à un projet européen de R&D

En outre, ces fonds permettront de financer ses travaux de développement sur son procédé de production renouvelable d’acide lactique, permettant ainsi de réduire l’empreinte carbone. Ils serviront également à poursuivre les travaux d’EnobraQ en vue de l’optimisation de la photosynthèse, en particulier sur l’amélioration de la capacité de fixation de CO2 d’une enzyme. Par ailleurs, EnobraQ a été retenue pour le programme cadre de recherche Horizon 2020 de la Commission européenn. Dans ce contexte, la start up toulousaine participe au projet collaboratif BioReCO2Ver, visant à démontrer la faisabilité à l’échelle industrielle de procédés biotechnologiques plus efficaces pour la capture et la conversion du CO2 dans la production de deux molécules en particulier, le lactate et l’isobutène. D’un budget total de 7 millions d’euros sur 3 ans, il mobilise une douzaine de partenaires du monde académique et industriel parmi lesquels l’Institut flamand de recherche technologique, Vito, l’université de Girone (Espagne), l’nstitut Nova (Allemagne), Syngip, Arkema, ou encore Naturewroks.

Partager cet article avec :