Fermentalg et le CEA brevètent une microalgue deux fois plus productive

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Fermentalg
Dans ses laboratoires de Libourne, Fermentalg continue de développer sa technologie de mixotrophie à dominante hétérotrophe.

La société de biotechnologie industrielle Fermentalg et une équipe de la direction des sciences du vivant du CEA viennent de déposer un nouveau brevet en vue de protéger d’importantes avancées technologiques réalisées dans le cadre d’un programme commun d’ingénierie métabolique pour une exploitation industrielle des microalgues.  

Partenaires depuis 2012 et pour une durée de cinq ans, les équipes sont parvenues à modifier le métabolisme d’une microalgue marine et à multiplier par deux l’accumulation de lipides au sein de la cellule. La microalgue obtenue, beaucoup plus productive que la souche originale, laisse entrevoir des applications dans le domaine des algocarburants ou biocarburants de troisième génération. C’est d’ailleurs l’un des cinq marchés que s’est fixé Fermentalg avec la nutrition humaine, l’alimentation animale, les cosmétiques et la chimie verte. La technologie n’en est encore qu’au stade préindustriel mais selon l’étude « The Algae 2020 study » de Emerging Markets Online, citée par Fermentalg, les algocarburants pourraient représenter 12% du marché des biocarburants à l’horizon 2025.

Vingt familles de brevets

A noter que ces travaux ont été placés sous la direction de Pierre Calleja et de Marina Leterrier chez Fermentalg et d’Eric Maréchal du côté du CEA. La demande de brevet vient renforcer la propriété intellectuelle de Fermentalg. Ce leader européen de la production de microalgues en mixotrophie* dispose à ce jour d’un portefeuille composé de 20 familles de brevets.

* capacité d’un organisme à se nourrir à la fois sur le modèle des plantes – autotrophie – et des animaux – hétérotrophie.

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