Fermentalg accélère vers la commercialisation d’omega-6

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La société de biotechnologie industrielle a annoncé la mise au point d’une innovation lui permettant d’accélérer la commercialisation d’acide arachidonique (ARA). Fermentalg a développé une nouvelle technique de détection de microalgues sélectionnées pour leur capacité de production d’acides gras de la famille des omega-6. Elle permet d’identifier la molécule ciblée directement dans un échantillon brut prélevé dans la nature. Cela évite ainsi les phases de prétraitement et d’analyse en laboratoire, qui se révèlent « longues et coûteuses ». Cette technologie permet ainsi d’isoler de nouvelles souches, qui vont aider à mettre les premiers ARA issu de microalgues « dans les tous prochains mois ». Fermentalg indique que son innovation technique pourrait « être étendue aux autres acides gras, notamment l’EPA (ndlr : acide eicosapentoénoïque, de la famille des omega-3) ».

Cibler le marché de la nutrition humaine

Fermentalg se montre actif depuis plusieurs années dans l’exploitation des microalgues enrichies en acides gras essentiels à destination du marché de la nutrition humaine. Fin 2012, il avait formé avec Sofiprotéol une première coentreprise, dénommée Proléalg, visant à la production d’huiles omega-3 à partir de biomasse microalgale. En 2014, la société de biotechnologie industrielle a pris le contrôle de cette joint-venture, en détenant 65 % du capital. En 2013, il avait également monté une autre coentreprise avec la société Polaris, visant à exploiter les cultures de microalgues pour la production et la commercialisation d’huiles riches en omega-6. Si Fermentalg cible dans un premier temps le marché de la nutrition, il n’en délaisse pas moins les autres applications potentielles. Il a en effet démarré son programme Trans’Alg en septembre dernier, qui vise à produire massivement des matières premières issus de microalgues pour la substitution de produits pétroliers. Pour soutenir sa croissance de son activité, la société de biotechnologie industrielle a récemment investi 20 millions d’euros pour la construction d’une unité de développement industriel, dont la première pierre a été posée en février dernier.

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