FDCA : BASF veut industrialiser le procédé d’Avantium

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Le procédé XYX est basé sur une catalyse chimique.
Le procédé XYX est basé sur une catalyse chimique.

Le groupe BASF est en négociation avec Avantium pour la création d’un joint-venture qu’il détiendrait à 51%. A la clé, l’industrialisation de la technologie YXY du néerlandais pour la production de FDCA biosourcé (acide furanedicarboxylique). Cet intermédiaire pourrait se substituer à l’acide téréphtalique dans la chaîne du polyester pour produire un nouveau polymère, le PEF. Lui-même remplacerait le PET dans l’emballage des boissons avec des propriétés barrière améliorées qui assureraient une plus longue conservation des produits ou permettraient de réduire l’épaisseur des emballages. Un marché colossal où les « brand owners » comme Coca Cola ou Danone sont à l’affût d’emballages à 100% biosourcés. Et cette technologie a une autre particularité : elle utilise une voie à 100% catalytique à partir de sucre C6, au lieu de passer par la biotechnologie.

Une unité de 50 000 t/an à Anvers

Dans le cadre de ce j-v, BASF annonce la construction d’une unité de 50 000 t/an de FDCA à Anvers, pour un montant d’investissement d’une à plusieurs centaines de millions d’euros, ainsi que la commercialisation de FDCA et de PEF (sans préciser où le polymère serait produit). Le site d’Anvers a été choisi pour plusieurs raisons : sa proximité avec Amsterdam et Geleen qui abritent respectivement le siège et le pilote d’Avantium, les infrastructures de classe mondiale du Verbund de BASF d’Anvers et les installations portuaires pour faciliter l’approvisionnement de l’unité. Il n’est pas exclu que la matière première ne soit pas sourcée localement mais importée de l’étranger. Matière première qui sera issue, dans un premier temps, de maïs, de blé ou d’autres végétaux avant de basculer à plus long terme vers la deuxième génération (2G) avec l’utilisation de sucres cellulosiques.

Tereos devancé

Avec cette annonce, BASF vole la priorité à l’agroindustriel Tereos qui était pressenti pour industrialiser le premier le procédé d’Avantium à Lillebonne (Seine Maritime).

A plusieurs reprises, BASF a montré son intérêt pour ces nouvelles start-up qui réinventent la chimie à partir de biomasse végétale. Amyris, Renmatix ou Plant Advanced Technologies ont pu bénéficier du soutien de BASF sur certains de leurs projets. Genomatica a, pour sa part, vendu à BASF une licence de sa technologie de production de butanediol biosourcé.

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