Extraction supercritique : Robertet et Codif se partagent Hitex

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Le groupe grassois Robertet et la société bretonne Codif Recherche et Nature viennent d’annoncer le rachat à parts égales de la société Hitex, au groupe pharmaceutique grec Lavipharm.

Basée à Vannes, dans le Morbihan, Hitex est principalement spécialisée dans la sous-traitance d’extraction par le CO2 supercritique de principes actifs pour la parfumerie, l’aromatique et la cosmétique. Mais son offre s’étend aussi à la purification (désolvatation, désodorisation, élimination de composés indésirables comme certains monomères) et au fractionnement de produits liquides en continu sur colonnes. S’y ajoutent des prestations d’imprégnation de matrices solides ou de polymères par un composé soluble dans le CO2 supercritique (par exemple l’imprégnation de textiles). Hitex dispose aussi de licences d’exploitation pour des procédés : RESS (Rapid Expansion of Supercritical Solutions), SAS (Supercritical fluid Anti-Solvant) et PGSS (Particules from Gas-Saturated Solutions). Sur son site Internet, Hitex évoque enfin pour le milieu supercritique de nouvelles applications en chimie verte en tant que solvant pour certaines réactions chimiques comme les réactions en phase homogène ou certaines polymérisations.

Du pilote à l’échelle industrielle

Pour mener à bien ces opérations, Hitex possède des équipements à toutes les échelles : laboratoire, pilote (de quelques kg à plusieurs dizaines de kg de matière première), taille industrielle (quelques centaines de kilos de matière entrante).
Des équipements complémentaires de broyage, mélange, filtration et évaporation sous vide lui permettent d’optimiser les procédés tant dans la préparation des matières premières que dans les étapes de finition sur les extraits.

Robertet, (395 M€ de chiffre d’affaires en 2012) qui est spécialisé dans les arômes alimentaires, les compositions pour les parfums et les matières premières naturelles, et Codif, qui développe des matières premières 100% naturelles et 100% respectueuses de la biodiversité marine, entendent poursuivre les activités d’Hitex pour des clients tiers. Mais grâce à cette technologie du CO2 supercritique, ils souhaitent en parallèle pouvoir développer de nouveaux produits pour leurs propres besoins.

 

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