Ethanol 2G : Mossi Ghisolfi cherche à se désengager de Beta Renewables

Partager cet article avec :
Beta Renewables
L’unité de Beta Renewables à Crescentino en Italie.

L’agence de presse Reuters s’est récemment fait l’écho des difficultés de Mossi Ghisolfi, multinationale italienne spécialisée dans les plastiques. La mort inattendue de l’ancien directeur général Guido Ghisolfi en 2015 et, plus récemment, d’importants dépassements de coûts au niveau de l’usine de PET de Corpus Christi aux États-Unis auraient frappé l’entreprise. L’an dernier, M&G Finanziaria, holding détenue par la famille Ghisolfi, a vu son résultat d’exploitation chuter de 90% à 6,9 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 1,7 milliard d’euros. En conséquence, la société a affiché une perte nette globale de 92 millions d’euros l’an passé, selon les informations relayées par Reuters.

Sortir des biocarburants

C’est dans ce contexte que Mossi Ghisolfi a annoncé son intention de vendre ses activités italiennes dans le secteur des biocarburants. L’entreprise, deuxième chimiste italien derrière le groupe pétrolier Eni, a embauché Mediobanca pour diriger cette transaction.

Il s’agit en fait d’une participation dans Beta Renewables. Cette société, créée en 2011, a développé le procédé de production d’éthanol cellulosique Proesa et elle opère la première usine au monde installée à Crescentino, en Italie. Cette unité de 40000 t/an de bioéthanol avait démarré ses opérations en 2013, moyennant un investissement de 150 millions d’euros.

Parmi les autres actionnaires de Beta Renewables, citons le fonds américain TPG (Texas Pacific Group) et la société danoise Novozymes.

Partager cet article avec :