Epichlorhydrine biosourcée: TechnipFMC met la main sur une technologie de Solvay

Partager cet article avec :
Unité thaïlandaise Epicerol de Solvay.

La société née de la fusion entre le Français Technip et l’Américain FMC Technologies (a signé la reprise de la technologie Epicerol de Solvay. Ce procédé développé sur le site de Tavaux est en mesure de convertir le glycérol en épichlorhydrine (ECH) biosourcée à haut degré de pureté. « Cette technologie intéressera les utilisateurs aval en quête d’un procédé économique de production d’ECH, tout en bénéficiant d’une matière première renouvelable abondante qui réduira leur empreinte carbone. Cette acquisition constitue une nouvelle avancée dans notre stratégie d’expansion et de différenciation de notre portefeuille de technologies onshore », explique Stan Kenz, vice-président senior de la division onshore Process Technology chez TechnipFMC.

Une technologie de production durable

Comparé aux techniques traditionnelles de production d’ECH à partir de propylène, le procédé de production de l’Epicerol permet de réduire la consommation d’énergie, d’eau, de chlore et la génération de dérivés chlorés. Installé dans des usines en Europe et en Asie (notamment en Thaïlande et en Chine), le procédé de Solvay permet de produire jusqu’à 100 000 t/an d’ECH biosourcé. Ce produit fait notamment l’objet d’un intérêt du secteur des peintures et revêtements, comme en atteste le partenariat entre Solvay et AkzoNobel noué en 2013. La licence du procédé Epicerol sera exploitée par le centre opérationnel de TechnipFMC de Lyon (Rhône), expert dans les polyoléfines, la chimie, la pétrochimie et les produits biosourcés. Fort d’un effectif de plus de 37 000 employés, le groupe d’ingénierie affiche des ventes de 15,05 milliards de dollars, en déclin de 21 % par rapport à l’exercice précédent.

Partager cet article avec :