Enerkem : percée majeure autour d’un biocarburant à haut indice d’octane

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Le Centre de recherche de Westbury d’Enerkem au Québec.

Le 20 mars dernier, en marge de la 255ème conférence nationale de l’American Chemical Society à La Nouvelle-Orléans, le groupe québécois Enerkem a annoncé avoir réussi à produire un biocarburant de haute performance qui permettrait d’améliorer l’indice d’octane des carburants vendus sur le marché et de réduire leur empreinte carbone.

Le savoir-faire d’Enerkem en génie chimique à son centre d’innovation de Westbury au Québec a permis le développement d’un procédé utilisant sa technologie exclusive de conversion des déchets en biométhanol, pour produire un biocarburant pouvant atteindre un indice d’octane (Research Octane Number) de 112 – soit 20 points supérieur à l’indice d’octane moyen que l’on retrouve dans les essences conventionnelles sur base fossile. En utilisant le bio-diméthyle éther (bio-DME), un produit dérivé du biométhanol produit par Enerkem, combiné à un catalyseur développé par une équipe du National Renewable Energy Laboratory (NREL) aux États-Unis, l’équipe Enerkem-NREL a été la première à démontrer le procédé de fabrication à échelle pilote afin de créer un carburant alternatif riche en paraffines.

« Il s’agit d’une percée importante qui pourrait permettre le développement à l’échelle commerciale d’un nouveau biocarburant non-oxygéné fait à partir de déchets, selon Stéphane Marie-Rose, Directeur du centre d’innovation, Enerkem. Grâce à la réaction catalytique très sélective réalisée à même notre procédé de production, nous avons formé des molécules paraffiniques, telles que le triptane, dont les propriétés contiennent déjà un haut indice d’octane, augmentant ainsi la proportion de paraffines lorsqu’utilisées comme additif dans un carburant conventionnel. »

Des applications plurielles

Présentant plusieurs avantages au niveau environnemental et économique, les applications possibles d’un biocarburant à indice d’octane élevé, dérivées du bio-DME d’Enerkem, sont nombreuses. Cet additif non-oxygéné pourrait servir le marché des carburants spécialisés, par exemple dans les secteurs de l’aviation et des sports motorisés professionnels. Tout comme le biométhanol et l’éthanol avancé produits aujourd’hui à échelle commerciale par Enerkem, ce nouveau biocarburant permet une meilleure combustion, remplace l’utilisation de carburants fossiles et réduit les émissions de gaz à effet de serre.

Fort de cette avancée technologique, le centre d’innovation d’Enerkem compte poursuivre le développement et l’optimisation du procédé, ainsi qu’étudier les applications commerciales potentielles au cours des prochains mois.

Source Enerkem

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