Economie circulaire : Pierre Fabre innove avec une chaudière biomasse

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Les Laboratoires Pierre Fabre ont reçu le 31 mars le Trophée RSE décerné par le LEEM dans la Catégorie « Environnement » pour leur procédé pionnier d’utilisation de marcs de plantes médicinales comme source d’énergie d’une chaudière biomasse alimentant le principal site industriel de Pierre Fabre Dermo-Cosmétique (Avène, Klorane, Ducray, A-Derma, Galénic, René Furterer,…). Ce projet a été distingué à l’unanimité par un jury d’experts pour son caractère innovant en matière d’utilisation des énergies renouvelables d’origine végétale, de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de valorisation des principes de l’économie circulaire.

A partir de l’hiver prochain, cette chaudière biomasse valorisera annuellement 1 000 tonnes de marcs de plantes issus de l’extraction de deux plantes médicinales, la pervenche de Madagascar (Catharanthus roseus) et le palmier nain de Floride (Serenoa Repens), et de l’Avoine Rhealba (Avena sativa rhealba) utilisée par la marque A-Derma. Ces marcs sont produits à Gaillac (Tarn) par l’usine de Pierre Fabre Médicament spécialisée dans l’extraction des actifs pharmaceutiques et dermo-cosmétiques d’origine végétale. Associés à des plaquettes forestières issues de la filière bois du Tarn, ces marcs alimentent une chaudière biomasse installée dans l’usine de Pierre Fabre Dermo-Cosmétique située à Soual à proximité de Castres (Tarn). Cette chaudière biomasse permet une substitution de 60% de la consommation totale en gaz de l’usine et une réduction de son empreinte carbone de 1 600 tonnes de CO2 par an.

Ce projet transversal a mobilisé les expertises de plusieurs métiers au sein de l’entreprise (Pôle des Actifs Végétaux, Chimie, Production, Ingénierie, Développement Durable). L’alimentation d’une chaudière biomasse par des marcs de plantes médicinales à l’échelle industrielle est en effet une première en France. « Il ne reste plus qu’un seul fabricant de chaudière en France, donc peu d’expertise à disposition et c’était la première fois que des plantes médicinales étaient utilisées dans une chaudière biomasse. Cela nous a demandé un long travail d’un point de vue technique et réglementaire » a expliqué Séverine Roullet-Furnemont, directrice du développement durable des Laboratoires Pierre Fabre. Après une période d’essai démarrée en 2013, la chaudière biomasse a reçu en mars 2015 son autorisation définitive d’utilisation accordée par le Ministère de l’environnement et la préfecture du Tarn.

Un projet d’économie circulaire
Les marcs de plantes utilisés dans la chaudière biomasse proviennent de l’usine tarnaise de Gaillac spécialisée dans les procédés d’extraction végétale et située à moins de 50 kilomètres du site de Soual. Parmi les trois plantes utilisées comme matière combustible, l’Avoine Rhealba est majoritairement cultivée dans le Tarn selon les principes de l’agriculture biologique. Pour favoriser le processus de combustion, les marcs de plantes sont associés à des plaquettes forestières, rebus de l’industrie forestière tarnaise. Le projet lancé en 2010 à l’initiative de Monsieur Pierre Fabre est donc à la fois un exemple abouti d’économie circulaire et de valorisation des circuits courts. Quant à la chaudière, elle a été conçue et fabriquée par le groupe Compte R installé dans le Puy-de-Dôme, conformément à la volonté des Laboratoires Pierre Fabre de faire appel en priorité à des fournisseurs français.

Un impact positif sur l’environnement
La combustion simultanée des marcs de plantes et des plaquettes forestières génère une réduction de l’empreinte carbone de l’usine dermo-cosmétique de Soual de 1 600 tonnes de CO2 par an soit une réduction du bilan carbone de 5% du site industriel. La chaudière permet de substituer 60% de la consommation de gaz par des énergies renouvelables, grâce au recyclage des résidus de plantes.

Source : Laboratoires Pierre Fabre

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