Eco-extraction : inauguration de la plateforme mutualisée PEEV

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Cérémonie d'inauguration de la plateforme PEEV.
Cérémonie d’inauguration de la plateforme PEEV.

Fruit de cinq ans de travail, la plateforme d’Eco Extraction de Valréas (ou PEEV) a été inaugurée le 23 septembre dernier.

Cette manifestation donne le coup d’envoi d’une nouvelle plateforme technologique mutualisée qui mettra en œuvre des procédés d’éco extraction innovants à destination de différentes filières dont l’agroalimentaire, les parfums et arômes, la cosmétique ou la pharmacie. Son credo étant de faire évoluer le domaine de l’extraction vers des procédés à la fois plus verts et plus économiques.

Un réseau de plateformes

Elle vient compléter un réseau régional qui compte déjà deux autres plateformes avec Extralians à Nyons dans la Drôme,  qui s’est spécialisée dans la mise en œuvre de la technologie d’extraction par le CO2 supercritique, et Erini à Grasse, dans les Alpes-Maritimes, spécialisée dans l’analyse.

La plateforme PEEV représente un investissement de 1,2 million d’euros d’ici à 2019. Elle est abritée dans des locaux de la Cité du Végétal à Valréas (Vaucluse). Cette dernière a elle-même fait l’objet d’1 million d’euros d’investissement de la part de la communauté de communes de l’Enclave des Papes et du Pays de Grignan, pour mettre à disposition des bureaux, des ateliers, des boxes de stockage, des espaces mutualisés, dans des bâtiments laissés vacants par la société de cartonnage Tiro Clas.

L’association de trois pôles compétitivité

A l’origine de l’installation de la plateforme PEEV, on retrouve essentiellement trois pôles de compétitivité – Pass, Terralia et Trimatec -, le laboratoire Green de l’université d’Avignon, dirigé par Farid Chemat, mais aussi Innovation Fluides Supercritiques, l’Université Européenne des Senteurs et des Saveurs et FranceAgriMer. Ensemble, ils ont d’abord créé en 2012 l’association « France Eco Extraction ». La plateforme PEEV est un débouché concret de ce partenariat.

Le démonstrateur de la société Celsius.
Le démonstrateur de la société Celsius.

Parmi les technologies qui sont d’ores et déjà installées à Valréas, on retrouve par exemple un générateur de micro-ondes avec un équipement de la société française Reus. En voisine, la société Lyofal, filiale de Synerlab basée à Salon de Provence, a installé un lyophilisateur pour proposer des étapes de finition pour des produits sensibles à petit volume et haute valeur ajoutée. Citons également de la purification membranaire avec un équipement de la société Tia ou de la flash détente. Toutes ces technologies sont proposées à l’essai dans des outils de laboratoire ou de taille pilote. Mais la plus grande installation est à mettre à l’actif de la société Celsius. Il s’agit d’un démonstrateur de 500 litres de la technologie brevetée Nectacel, d’extraction d’actifs par les gaz liquéfiés, installé dans un bâtiment Atex dédié.

Trouver des adhérents

La plateforme PEEV va démarrer ses activités grâce aux travaux de deux doctorants, l’un financé par Celsius et l’autre par BASF, sous la supervision de Maria Marco, coordinatrice de la plateforme. Il est aussi prévu qu’une partie du projet Natarome+, retenu par le 19e appel à projet FUI, porté par Protéus et labellisé par Terralia, se déroule au sein de la PEEV. Mais pour donner un volant d’activité suffisant à la plateforme, il va falloir que des professionnels de l’extraction y adhèrent et viennent développer de nouveaux ingrédients issus du végétal. Cette inauguration n’est donc qu’un début pour la PEEV qui doit trouver son rythme de croisière pour rentabiliser la location de ses murs et ses investissements en équipements.

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