DuPont mise sur les polymères biosourcés

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Au cours d’une conférence en préambule du salon K2013, le chimiste a fait part de sa stratégie de développement sur le secteur des polymères. Outre les matériaux allégés et permettant des procédés plus efficaces, DuPont veut mettre l’accent sur les matières renouvelables, constituant une alternative à celles d’origine fossile, « à chaque fois que cela est financièrement et techniquement faisable ». « Nous pensons qu’au milieu de ces contraintes financières et de faisabilité, il est possible de développer des matériaux biosourcés qui pourront représenter plus de la moitié de notre portefeuille de produits actuel », indique Lewis Manring, vice-président Global Technology de DuPont Performance Polymers (DPP).

Actuellement, DPP propose trois gammes de polymères d’origine renouvelable : Hytrel (polyester issu de déchets agricoles), Sorona (polybutylène téréphtalate ou PBT) provenant d’amidon de maïs) et Zytel (polyamides 6,10 et 10,10 à longue chaîne issus d’huile de ricin). « Les produits (Zytel) offrent une meilleure résistance chimique aux sels, aux hydrocarbures et à l’hydrolyse, ainsi qu’une meilleure résistance aux chocs à basse température, comparé à du polyamide 6,10 et 6,12 standard », affirme Mark Young, directeur marketing de l’activité Industrial, Consumer & Energy de DPP. L’autre difficulté est de démocratiser l’usage des matériaux biosourcés, comme l’indique Lewis Manring : « Notre objectif de proposer 50 % de notre gamme en renouvelable passera par un gain en termes de coût.  Cela peut se traduire soit via une amélioration de la productivité lors de leur utilisation, soit proposer ces produits à un prix abordable par rapport à ceux d’origine fossile ».

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