Du pissenlit au caoutchouc

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Illustration d’un pissenlit
Crédits : Franz Eugen Köhler

Selon un récent bulletin de l’Adit, rapportant les travaux de veille scientifique de l’ambassade de France en Allemagne, une entreprise allemande, Aesculap, aurait réussi à produire du caoutchouc à partir du pissenlit caucasien (Taraxacum koksaghyz), au lieu de l’hévéa traditionnellement utilisé. Ses chercheurs vont dans un premier temps travailler à la sélection de plants à haut rendement. Par la suite, ils vont tester les aptitudes du caoutchouc naturel obtenu pour la fabrication de pneumatiques ou dans d’autres applications. La possibilité de cultiver le pissenlit caucasien en Europe centrale, où il est adapté aux conditions climatiques et pédologiques, permettrait d’obtenir localement des matières premières de haute qualité, que ce soit du caoutchouc ou de l’inuline (mélange de polysaccharides produites naturellement par de nombreux types de plantes, où elles sont utilisées comme moyen de stockage de l’énergie, généralement dans les racines ou les rhizomes).

Diversifier les sources d’approvisionnement
Ce projet de culture du pissenlit caucasien est intitulé « De la plante sauvage aux matières premières industrielles renouvelables » (Von der Wildpflanze zum nachwachsenden Industrierohstoff – TAKOWIND). Il est soutenu par le Ministère fédéral de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Protection des consommateurs (BMELV) en partenariat avec l’Agence pour les ressources renouvelables (FNR). L’objectif du projet est d’arriver à porter d’ici à 2016 la culture du pissenlit caucasien à une échelle agricole.

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