Disparition du professeur Daniel Thomas

Partager cet article avec :
Daniel Thomas, pionner des biotechnologies industrielles en France.
Daniel Thomas, pionnier des biotechnologies industrielles en France.

Scientifique de renom international considéré comme le pionnier des biotechnologies industrielles en France, le professeur Daniel Thomas s’est éteint le dimanche 4 mai. « C’est une immense perte pour la Picardie » a déclaré Claude Gewerc, président du conseil régional, qui a annoncé cette disparition. Mais c’est aussi une immense perte pour le secteur de la chimie du végétal en France qui comptait avec Daniel Thomas l’un de ses meilleurs ambassadeurs. Récemment, il a été le concepteur et coordinateur scientifique de l’ITE Pivert. Il a aussi participé à la création et l’essor de plusieurs jeunes entreprises innovantes (Metabolic Explorer, Fermentalg, Biométhodes…).

Docteur es science, Daniel Thomas était professeur des universités de classe exceptionnelle, directeur d’étude à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes de Paris, membre de l’Académie des Technologies et président d’honneur du pôle de compétitivité « IAR » dont il était l’un des fondateurs.

Ses activités scientifiques avaient démarré en 1969 comme chargé de recherche au CNRS, puis à l’Université d’Harvard (1972-1973). Nommé professeur à l’UTC de Compiègne, il a ensuite fondé l’UMR CNRS Génie Enzymatique et Cellulaire (80 personnes) UTC-UPJV. Tous ses travaux lui ont valu d’être l’auteur de 350 publications scientifiques dans des revues internationales, qui ont fait l’objet de milliers de citations.

Une renommée internationale

Au niveau régional, Daniel Thomas a beaucoup œuvré pour la Picardie avec l’ambition de valoriser le gisement végétal en création d’emploi à travers le développement du modèle de la bioraffinerie. Au niveau national, il a été directeur du programme national des biotechnologies de 1985 à 1993, président de la section « Biochimie et Biologie Moléculaire » du CNU (Conseil National des Universités) et membre du comité national du CNRS de 1996 à 2000.

Au niveau européen, on le retrouve fondateur (1978-1981), puis président du comité de gestion du programme des biotechnologies de la C.E.E., ainsi que président du comité d’évaluation du programme « Qualité de la Vie » de l’U.E. et président du panel d’évaluation de l’espace européen de la recherche (ERA) en 2003.

Au niveau international, il était à la fois président de Comité d’Expert de l’OCDE (Organisation de coopération et développement économiques) et expert à la NSF (National Science Foundation) et à la NASA.

Partager cet article avec :