Des peaux de banane pour dépolluer

Partager cet article avec :

Dans le dernier bulletin électronique de l’Adit, consacré au Brésil, une étude réalisée par le Centre brésilien pour l’utilisation de l’énergie nucléaire dans l’agriculture (CENA/USP) révèle le potentiel des peaux de banane pour le traitement des eaux polluées par des phytosanitaires tels que l’atrazine et l’amétrine, utilisés dans leur majorité dans les plantations de canne à sucre et de maïs. Selon ce service qui collecte des informations en provenance du réseau mondial des Services Scientifiques des Ambassades de France, localisés sur l’ensemble de la planète, des essais ont été réalisés dans les rivières Piracicaba, Capivari et dans la station de traitement des eaux de Piracicaba dans l’intérieur de l’Etat de São Paulo. Ils ont montré que le traitement a permis de supprimer la présence des pesticides dans l’eau, prouvant l’efficacité de la méthode développée par le laboratoire de d’Ecotoxicologie et de Chimie Analytique de la CENA.
L’échantillon témoin a été traité avec un lot de peaux de bananes découpées en lambeaux puis séchées dans un four à 60°C. Les peaux de bananes séchées ont été mélangées à un volume d’eau contaminée. L’eau, une fois traitée, a été analysée avec un spectrogramme de masse. La capacité d’absorption des peaux de banane a aussi été analysée grâce à des marqueurs radiologiques. L’analyse d’un échantillon collecté a montré que les eaux traitées avaient été nettoyées de ces polluants avec une efficacité supérieure à celles des méthodes communes comme les filtres à charbon.

Les applications futures

L’Adit poursuit en indiquant que selon Sergio Monteiro, l’un des auteurs de cette étude et doctorant du laboratoire d’écotoxicologie de la CENA/USP, cette méthode pourrait être utilisée pour l’assainissement public dans les régions avec une intense activité agricole, en complément des traitements classiques. « Ce traitement est efficace et bon marché. Il est également avantageux par rapport aux méthodes thermiques et chimiques, plus difficiles à mettre en place dans des régions reculées » a-t-il ajouté.

 

Partager cet article avec :