Des bioplastiques à partir de déchets d’écrevisses

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Un groupe de recherche de l’Université de Séville serait parvenu à obtenir des bioplastiques à partir de déchets provenant des usines de transformation agroalimentaire de l’écrevisse rouge du Guadalquivir. Les chercheurs ont utilisé un mélange basé sur une protéine dérivée de ce crustacé pour développer des matériaux biodégradables, comme alternative aux plastiques conventionnels. Double avantage du procédé : la production d’un matériau durable, et la valorisation d’un déchet de production de l’industrie de transformation de l’écrevisse. Le bulletin électronique de l’Adit, qui dévoile cette information recueillie par les services scientifiques de l’Ambassade de France en Espagne, explique que, dans la seule région du Bas Guadalquivir, l’industrie de l’écrevisse rouge produit annuellement de l’ordre de 5000 tonnes de crustacé, dont 45% sont exportés vers différents pays européens (Suède, Norvège …) ainsi qu’aux Etats-Unis. Quant aux déchets liquides et solides, ils ne sont en général pas valorisés. En de rares occasions les résidus solides de cette industrie sont utilisés comme fertilisants, ou broyés pour la production de farines destinées à l’alimentation animale.

Des déchets à fort contenu protéique

L’objectif du groupe de recherche d’Antonio Guerrero était de généraliser la valorisation de ces sous-produits, qui présentent un important contenu protéique. Et c’est cette caractéristique qui a justement permis leur utilisation en tant que base pour l’obtention de bioplastiques par l’ajout d’additifs et l’application de procédés physico-chimiques ou thermomécaniques, explique l’Adit. Les matériaux ont ensuite pu être transformés par la technique du moulage par injection. Ces travaux ont été décrits dans la revue : Journal of the Science of Food and Agriculture.

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