Deinove se recentre sur les biocarburants et la chimie verte

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La société de cleantech Deinove a décidé d’externaliser sa recherche sur les antibiotiques afin de donner la priorité au projet Deinol dans les biocarburants de 2e génération et au projet Deinochem dans le domaine de la chimie verte. Dans ce cadre, elle a décidé de créer l’entreprise Deinobiotics, qui reprendra son programme éponyme dédié aux antibiotiques. Cette filiale est détenue à hauteur de 49 % par Deinove. « L’apport de Deinove à sa filiale Deinobiotics est constitué des résultats et droits de propriété intellectuelle relatifs aux travaux de recherche déjà effectués dans le domaine ainsi que du transfert du financement Oséo/Feder/région Languedoc-Roussillon (0,7 M€) déjà alloué au projet », précise la société basée à Paris. Le reste du capital appartient à la Holding Incubatrice Chimie Verte, qui a mis sur la table 500 000 euros pour devenir actionnaire majoritaire. Deinove conservera tout de même un droit intégral de rachat de toutes les actions souscrites par la Holding Incubatrice Chimie Verte.

Pré-industrialisation dans les biocarburants

Dans le domaine des biocarburants, Deinove a déjà obtenu une première validation de son approche menée dans le cadre de Deinol. À la fin de l’année 2012, le programme a reçu un soutien d’Oséo‐ISI à hauteur de 8,9 millions d’euros, à travers un partenariat avec le groupe sucrier Tereos, leader français et 2e fabricant européen de bioéthanol. Pour la première fois au monde, une bactérie de Deinove est en effet parvenue à transformer des résidus de blé en éthanol sans l’aide d’additifs (enzymes, levures, antibiotiques ou antiseptique). Deinove et Tereos ont ainsi engagé la phase de pré-industrialisation du procédé.

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