Deinove lance une plateforme d’ingénierie génétique

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Le spécialiste français des bactéries destinées à la bioproduction en chimie verte a annoncé le lancement de sa plateforme automatisée pour l’élaboration de souches de Deinococcus sur-mesure pour chaque besoin de production. Elle s’appuie sur un logiciel de conception assistée par ordinateur co-développée avec le spécialiste de logiciels destinés au secteur de la biotechnologie CAD4Bio. « Cette technique automatisée permet de multiplier les variantes de combinaisons afin de sélectionner plus rapidement la souche ayant la meilleure capacité de production du composé recherché », explique Jean-Paul Leonetti, directeur R&D de Deinove. Le logiciel développé permet d’accélérer et de rationnaliser l’assemblage de « briques génétiques » d’intérêt avant transfert dans une cellule hôte. Cette phase d’ingénierie génétique optimise ainsi le génome d’une souche afin qu’elle produise les molécules d’intérêt industriel de la manière la plus efficiente, en délivrant un plan de clonage à un robot haut débit. « Ces avancées nous donnent l’avantage de pouvoir modifier le Déinocoque aussi efficacement que des microorganismes classiques », indique Jean-Paul Leonetti.

L’innovation, pilier de croissance de Deinove

Ces dernières années, la société française de cleantech s’est montrée très active au niveau de la R&D. Le groupe avait lancé plusieurs programmes de recherche s’appuyant sur des procédés de production s’appuyant sur les bactéries déinocoques, tels que Deinol, Deinochem et Deinobiotics. Le projet Deinol vise à produire du bioéthanol à partir de biomasse. Ce projet a notamment permis à Deinove de produire de l’éthanol titré à 9 % à l’aide de ses souches de bactériennes. Récemment, Deinove a également signé un partenariat avec Abengoa et Suez-Environnement pour la production de bioéthanol. Via son programme Deinochem, la société de cleantech souhaite élaborer des produits chimiques biosourcés, pouvant se substituer aux équivalents pétrosourcés. Elle a d’ailleurs récemment isolé trois molécules d’intérêt de la famille des isoprénoïdes. Enfin, le programme Deinobiotics vise à élaborer des antibiotiques d’intérêt pour lutter notamment contre les maladies nosocomiales. L’an dernier, Deinove a créé une filiale éponyme du projet mais s’est désengagé de cette activité, laissant la majorité du capital à Holding Incubatrice Chimie verte.

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