Deinove avance dans les biocarburants aux États-Unis

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La technologie de Deinove s’appuie sur les bactérie Deinoccocus.

La société française franchit une nouvelle étape aux États-Unis. Deinove a ainsi annoncé que son brevet « Bactéries à hautes performances métaboliques » vient d’y être délivré. Ce brevet concerne le projet Deinol qui repose sur une méthode de production de biocarburants à partir de matière première cellulosique et hémicellulosique par un procédé de dégradation et fermentation basé sur les bactéries Deinococcus. « Cet enregistrement constitue une reconnaissance du caractère innovant du procédé Deinol dans un pays clé et participe de la politique volontariste de protection de sa propriété intellectuelle à l’échelle mondiale », s’est félicité Deinove qui souligne avoir effectué « plus de 180 dépôts de brevets à l’international répartis en 17 familles », depuis sa création en 2006. La société avait déjà obtenu la délivrance d’un autre brevet en Chine en décembre 2014.

« Avec la délivrance de ce brevet aux États-Unis, nous affirmons nos avantages compétitifs et renforçons notre capacité à nouer des partenariats avec des industriels américains, comme nous l’avons fait l’an dernier avec le démonstrateur américain MBI. Ce brevet vient appuyer les efforts que nous avons engagés aux États-Unis et crédibilise notre approche », a souligné Emmanuel Petiot, directeur général de Deinove. La société de biotechnologie industrielle française rappelle que les États-Unis représentent « le premier producteur mondial d’éthanol, avec 51 milliards de litres produits en 2013 contre 40,7 milliards de litres au Brésil et seulement 6,7 milliards de litres en Europe » et qu’« au cours des deux dernières années, au moins 8 unités de production 2G ont été inaugurées dans ce pays pour une capacité annuelle supérieure à 500 millions de litres ». Ce brevet permet ainsi à Deinove de se positionner sur ce marché. La société a par ailleurs été admise en tant que membre de l’association américaine BIO (Biotechnology industry organization). Une adhésion qui « ouvrira des opportunités accrues de coopération », selon Emmanuel Petiot. La société d’une quarantaine de personnes poursuit ainsi son développement à l’international.

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