De la racine d’endive au PET

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La technologie prévoit de valoriser les racines d'endives.
La technologie prévoit de valoriser les racines d’endives.

Utiliser des restes de récoltes d’endives pour produire de l’hydroxyméthylfurfural (HMF), c’est ce que proposent des chercheurs de l’université d’Hohenheim (en Allemagne). La nouvelle est rapportée par le portail pour la science de l’ambassade de France en Allemagne.  
« Actuellement, environ 30% de la plante est inutilisée, car impropre à la consommation humaine. Dans le procédé développé par les chercheurs d’Hohenheim, cette part est traitée en milieu réactif acide et chauffée à 200 °C. Là, les racines d’endives se décomposent pour former, en plusieurs étapes, du HMF » précise le communiqué.

Jusqu’à présent, ces restes d’endives étaient valorisés énergétiquement dans des méthaniseurs. Mais la valorisation sous forme de produits chimiques offre plus de valeur ajoutée. D’après les calculs de l’université d’Hohenheim, pour une superficie de 100 000 hectares d’endives, 1,3 tonne d’HMF pourrait être produite, pour une valeur de 2,6 M€ d’après les prix du marché. La valorisation de la même quantité de résidus d’endives sous forme de biogaz ne rapporterait qu’environ 9 500 € sur le marché allemand.

HMF, molécule plateforme

L’HMF est une molécule plateforme intéressante pressentie pour plusieurs applications. « C’est l’une des douze molécules de base qui seront utilisées dans le futur par l’industrie des plastiques » expliquent les chercheurs allemands. Cette molécule peut notamment être convertie par oxydation en acide 2,5-furanedicarboxylique, un possible remplaçant de l’acide téréphtalique pour la production de polyesters de type PEF, alternative au PET.

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