Cristal Union résiste à la baisse du prix du sucre

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La chute des cours mondiaux du sucre et les mauvaises conditions de récolte des betteraves du fait des intempéries ont pesé sur les bénéfices de Cristal Union. Au niveau mondial, les prix du sucre ont en effet baissé d’environ 20% pour le sucre raffiné et de 15% pour le sucre brut sur cette période.

En conséquence, le 2e producteur français de sucre a enregistré un résultat net de 119 millions d’euros en 2014 (contre 196 M€ un an plus tôt). Sur la même période, son chiffre d’affaires s’est établi à 1,8 milliard d’euros.

Au total, Cristal Union a produit 1,4 million de tonnes de sucre et 600000 tonnes d’alcool de sucre pour la production d’éthanol. Malgré tout, les perspectives du groupe restent bonnes. Cristal Union, qui parie notamment sur une demande croissante des pays émergents, compte accroître ses exportations à la faveur de la levée des restrictions d’exportations qui allaient de pair avec le système de quotas européens sur le sucre qui disparaîtront le 1er octobre 2017.

Le groupe compte alors augmenter de 20% sa production de betteraves grâce à une augmentation des surfaces, et devenir le 3e sucrier européen (contre le 5e actuellement).

Cristal Union possède dix sucreries en France et dix usines fabriquant du bioéthanol à partir de betteraves, céréales et résidus viniques.

Un rapprochement avec Tereos écarté

En février dernier, Cristal Union avait refusé une offre de fusion avec le 1er sucrier, Tereos (Beghin-Say). Le conseil de surveillance de Tereos avait adressé début février une lettre au conseil d’administration de Cristal Union, arguant que le rapprochement des deux groupes constituait « la meilleure garantie pour l’avenir », afin de faire face à la plus grande volatilité des prix que devrait provoquer la fin des quotas.

Mais Cristal Union a rétorqué à l’époque qu’il comptait « poursuivre son développement en toute indépendance dans l’intérêt de ses 9000 coopérateurs ».

En revanche, dans la foulée Cristal Union avait annoncé un partenariat stratégique avec le sucrier américain ASR (American Sugar Refining), en prenant une participation dans la raffinerie italienne de Brindisi (sud-est). ASR contrôle cette raffinerie, présentée comme « l’une des plus performantes et des plus efficientes » en Europe, avec le groupe local Sfir.

« Grâce à une position plus compétitive en Europe, cette alliance avec ASR donnera l’opportunité de développer de nouveaux marchés en et hors Europe, avec une offre globale », a estimé le groupe dans le communiqué.

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