COP21 : La chimie du végétal à bord du Train du Climat

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Le Train du Climat le 6 octobre à la gare de Lyon.
Le Train du Climat le 6 octobre à la gare de Lyon.

Après le Train de l’Industrie, voici le Train du Climat. En amont de la COP21, il va sillonner le territoire pendant trois semaines à la rencontre des français pour les informer sur le thème du changement climatique. Le périple a commencé à la gare de Lyon à Paris, le 6 octobre. Il s’achèvera le 25 octobre à Nancy, 19e escale. A bord, tous les wagons ont été vidés de leurs sièges pour laisser place à des espaces d’exposition. Au début de la visite, les bases scientifiques sont posées à travers un parcours de découverte des climats passés, présents et futurs de la planète, et la présentation des recherches les plus récentes sur le sujet. Les visiteurs sont alors accompagnés par les « Messagers du Climat », une quarantaine de chercheurs, membres de l’association Météo et climat gestionnaire du projet, qui vont se relayer à bord du train sur toute la durée de l’opération.

Un wagon aménagé par l’industrie chimique

Mais le Train du Climat a aussi pour vocation de présenter des solutions concrètes mises en place par des entreprises ou des institutions partenaires de cette opération. C’est ainsi qu’une partie du wagon 6 a été aménagée par l’Union des Industries chimiques (UIC) pour présenter des solutions de la chimie permettant une transition vers une économie sobre en carbone. Six thématiques ont été retenues : produire autrement, matériaux verts, habitat durable, mobilité durable, énergies renouvelables et économie circulaire. Pour chacune d’entre elles, une série d’entreprises et d’innovations ont été mises en avant.

Produire autrement, c’est le défi que se lancent les industriels de la chimie pour réduire l’impact de leurs activités sur l’environnement. Mais ils ne partent pas de zéro. Déjà au cours des 20 dernières années, la consommation énergétique de la chimie a diminué de moitié alors que la production a doublé. Les émissions de GES ont également diminué de 54% sur la période 1990-2012. Mais les industriels de la chimie veulent aller plus loin. Pour cela, ils sont en train de réfléchir à une organisation en plateformes industrielles pour pouvoir appliquer les principes de l’écologie industrielle fondée sur une démarche d’optimisation des flux (eau, énergie et déchets). Produire autrement, c’est aussi miser sur la chimie du végétal (ou matériaux verts) ou l’économie circulaire. Pour illustrer le principe de la chimie du végétal, l’Association Chimie du Végétal (ACDV), ainsi que les sociétés Sofralab et DuPont étaient citées en exemple. Sofralab pour son fluide caloporteur biosourcé et biodégradable qui remplace le monoéthylène glycol dans le processus de fabrication du champagne. DuPont pour le propanediol, Susterra, un intermédiaire biosourcé qui trouve des applications dans de nombreux produits.

En participant à cette opération, les industriels de la chimie vont finalement véhiculer deux messages : leur engagement dans la réduction de leur propre empreinte environnementale et leur capacité à développer les solutions du futur pour réduire celle de leurs clients. Un positionnement doublement vertueux qui, s’il est bien compris, pourrait influer positivement sur l’image de toute la profession.

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