CO2 : Fermentalg et Suez avancent sur leur collaboration

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Philippe Lavielle, p-dg de Fermentalg.

La société de biotechnologie industrielle Fermentalg a fait un point sur ses avancées dans le cadre de son projet initié avec Suez sur le CO2. Cette coopération vise à utiliser les propriétés naturelles de photosynthèse des microalgues pour capter le CO2 de l’air. Fermentalg est ainsi parvenu à mettre au point une solution industrialisable de puits de carbone. Cette installation est capable de produire de l’oxygène et de la biomasse destinée à la production d’énergie verte sous la forme de biogaz ou de biométhane. « Après de l’assainissement de l’eau (…), l’assainissement de l’air devient le prochain enjeu mondial. Je suis très fier que cette solution soit née de la créativité d’une jeune société innovante comme Fermentalg et de notre capacité à exploiter, à l’échelle industrielle et en partenariat avec un leader mondial comme Suez, la formidable énergie des microalgues », se réjouit Philippe Lavielle, p-dg de Fermentalg, coopté en novembre 2016.

Une tonne de CO2 par an en moins dans l’air

Le puits de carbone, dont le prototype avait été présenté à la COP21 en 2015, se présente sous la forme d’un grand réservoir rempli d’eau et de microalgues. Après activation à la lumière, les microalgues piègent le CO2 pour leur processus de photosynthèse. Selon Fermentalg, un seul puits de carbone détient une capacité épuratoire de 100 arbres, soit une économie d’une tonne de CO2 par an émis dans l’atmosphère. En installant plusieurs puits de carbone au sein d’une agglomération, cela permettrait de minimiser l’impact des pics de pollution, et rendre l’air plus pur sur le long terme. En outre, une application pourrait être envisagée sur des sites industriels fortement émetteurs de CO2.

Des développements à venir

Après cette avancée, les deux partenaires vont s’attacher à optimiser le système et à explorer les possibilités offertes par ce puits de carbone sur d’autres types de polluants atmosphériques. Dans ce cadre, le partenariat prévoit des essais de captation de fumées d’incinération, dont les tests ont commencés depuis janvier 2017. En outre, les deux sociétés envisagent également d’installer un puits de carbone en plein cœur d’une ville, pour étudier les effets sur la pollution atmosphérique.

 

 

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