Chaîne polyamide : Verdezyne tire sa révérence

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Barack Obama, en personne, avait félicité Verdezyne et son partenaire Sime Darby en 2014.

Le prix du pétrole, trop bas pour les acteurs de la chimie du végétal, a fait une nouvelle victime. La presse américaine nous apprend que la société Verdezyne a cessé ses activités. La société ambitionnait de produire de l’acide dodécanedioïque (DDDA) par voie biotech. Cette molécule étant utilisée dans la préparation du polyamide 6,12.

A cette occasion, la publication Biofuels Digest a dressé un bilan un peu inquiétant. « Nous avons vu la fin de Cobalt et Verdezyne, la restructuration de BioAmber placée sous le chapitre 11, la société Myriant devenue un zombie, et ainsi de suite. Nous avons vu se repositionner OPX Bio avant d’être vendu, ZeaChem est repassé aux carburants, puis à la chimie, avant d’être liquidé. Joule est mort. LS9 a été vendu à REG où il n’a pas encore prospéré comme espéré. Metabolix est devenu Yield10 après un repositionnement. Rivertop a disparu. Rennovia. Glycos Bio aussi » liste la publication.

En France, nous pouvons rajouter la mise en liquidation des plateformes de Valagro et Ifmas, tandis que le pôle de compétitivité Trimatec vient d’être placé en redressement judiciaire.

Le début d’un nouveau chapitre pour la chimie du végétal

Toutes ces annonces sont le signe qu’une page est en train de se tourner, marquant la fin du chapitre 1 de l’histoire de la chimie du végétal. Les experts annoncent le commencement d’un nouveau chapitre avec une chimie du végétal qui devrait se tourner davantage vers les spécialités à plus forte valeur ajoutée. Car les fondamentaux restent bons sur le long terme : diminution des ressources fossiles, lutte contre le changement climatique, besoin de substitution de ressources naturelles qui pourraient finir par se raréfier (caoutchouc naturel extrait de l’hévéa, omega-3 issu de poissons, dérivés terpéniques extraits de plantes ou d’animaux…).

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