Catalyse : hydrogéner de l’acide succinique biosourcé à moindre coût

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Grâce à des sociétés telles que BioAmber ou Reverdia, de l’acide succinique est désormais proposé au marché dans une version biosourcée. Dans les deux cas, cet intermédiaire est produit par voie biotechnologique dans l’eau. Parmi ses principaux dérivés, on trouve notamment le 1,4-butanediol qui est obtenu par hydrogénation de l’acide succinique. Et en toute logique, pour être économique viable, cette opération se doit d’être effectuée en phase aqueuse. Ce qui nécessite d’utiliser des catalyseurs stables dans l’eau et insensibles aux produits secondaires de fermentation.

C’est ce constat qui a guidé une équipe de chercheurs du CNRS de Institut de chimie des milieux & matériaux de Poitiers (CNRS/Université de Poitiers), en collaboration avec une équipe de la Dalian University of Technology (Chine). Ensemble, ils ont mis au point des catalyseurs bimétalliques de type Rhenium-Métal  (Métal = Platine ou Rhodium) répondant à ce cahier des charges. Ces matériaux préparés par micro-ondes sont stables en milieu aqueux et interagissent peu avec les produits secondaires de fermentation. Les chercheurs ont montré que c’est l’interaction entre les deux métaux Rhenium-Métal qui joue un rôle important sur l’activité catalytique, en diminuant l’énergie nécessaire à la réaction d’hydrogénation de l’acide succinique, et en améliorant la vitesse de formation du produit final. Ils ont également montré que l’interaction la plus forte (et donc la meilleure performance catalytique) est obtenue pour le système Rhenium-Platine.

Ces travaux sont parus dans la revue Catalysis Science & Technology du 18 septembre 2017, sous le titre « Influence of Re-M interaction in Re-M/C bimetallic catalysts prepared by microwave-assisted thermolytic method on aqueous-phase hydrogenation of succinic acid ». Les auteurs sont : Xin Di,  Chuang Li,  Gwendoline Lafaye,  Catherine Especel,  Florence Epron  et Changhai Liang. 

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