Canada : la Nouvelle Ecosse veut booster son secteur forestier

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La province canadienne de Nouvelle Ecosse a approuvé un investissement de 1,1 million de dollars canadiens (0,7 M€) dans huit projets de développement dans le secteur forestier. Ces sommes aideront le secteur à recenser de nouveaux produits et procédés de fabrication, à réduire ses coûts et à faire de l’industrie forestière de la Nouvelle-Écosse un concurrent plus solide sur le marché mondial.

Un soutien de de l’organisme FPInnovations

« La foresterie a changé, avec de nouveaux marchés, de nouvelles technologies et de nouveaux produits à l’échelle internationale. Il faut donc innover pour demeurer concurrentiels », a affirmé le ministre des Ressources naturelles, Zach Churchill. A cet effet, la province travaille avec FPInnovations, l’un des plus grands centres de recherche forestière privés sans but lucratif dans le monde, pour déterminer les options qui s’offrent à l’industrie.

La valorisation du bois en  produits chimiques à l’étude

« Ces projets couvrent un large spectre parmi tous les aspects du secteur forestier, de l’examen de l’impact des lignes directrices de la province en matière de récolte à l’amélioration du rendement des scieries de feuillus et à la conversion du bois en produits biochimiques » a déclaré Pierre Lapointe, directeur de FPInnovations.

L’industrie forestière est un élément fondamental de l’économie de la Nouvelle-Écosse depuis près d’un siècle. En 2012, le secteur forestier employait environ 5200 personnes et exportait plus de 384 millions de dollars canadiens (260 M€) de produits partout dans le monde.

Le secteur subit cependant toujours la pression de la chute de la demande pour le papier journal et les matériaux de construction depuis la crise économique d’il y a cinq ans. En effet, l’usine de Port Hawkesbury a fermé sa chaîne de production de papier journal et fabrique maintenant du papier surcalandré pour catalogues et magazines. L’usine de papier journal de Liverpool a fermé ses portes à la fin de 2012 et est maintenant sous la gouverne d’un consortium public/privé qui développe des possibilités de production d’énergie propre à base de produits de la forêt. L’innovation et l’évolution sont nécessaires pour que le secteur demeure viable. « Oui, l’innovation est risquée et il n’y a pas de garanties. Mais le statu quo n’est pas une option », selon M. Churchill.

Source FPInnovations, centre de soutien de la compétitivité du secteur forestier canadien.

 

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