Butanediol biosourcé : accord de licence étendu entre BASF et Genomatica

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BASF siège
Le groupe BASF investit massivement dans la chimie biosourcée.

BASF et Genomatica ont élargi le champ d’application de leur accord de licence pour la production de 1,4-butanediol (BDO) sur la base de matières premières renouvelables, utilisant le procédé breveté de Genomatica. Les parties ont ajouté certains pays d’Asie du Sud à leur accord initial, qui portait sur l’Amérique du Nord.
Ce contrat de licence autorise BASF à construire des unités de production de BDO renouvelable de taille mondiale jusqu’à 75 000 tonnes par an dans ces régions. Le marché est désormais dans l’attente de l’annonce de la construction d’une première unité. En attendant, Genomatica continuera de faire progresser sa technologie brevetée GENO BDO, un procédé qui comprend une fermentation en une seule étape à partir de dextrose (sucre C6) ou de saccharose (C12).
BASF a d’ores et déjà produit des volumes commerciaux de BDO renouvelable pour permettre à des clients de tester le produit. La fourniture des premiers lots remontant à décembre 2013. La qualité de ce BDO serait comparable à celle du BDO d’origine pétrochimique, dont BASF est le premier producteur mondial, selon ses dires.

Du PolyTHF en version biosourcée

BASF prévoit également d’élargir son portefeuille avec une offre de polytétrahydrofurane (PolyTHF ou PTMEG polytétraméthylène éther glycol) renouvelable fabriqué à partir de ce BDO biosourcé.
Le BDO et ses dérivés sont utilisés pour la production de matières plastiques, de solvants, de produits chimiques pour l’électronique, de fibres élastiques pour l’emballage, l’automobile, le textile et les sports et loisirs. BASF produit actuellement du BDO en version fossile sur ses sites de Ludwigshafen en Allemagne, Geismar en Louisiane, Chiba au Japon, Kuantan en Malaisie et Caojing en Chine. Récemment, BASF a annoncé qu’il allait augmenter ses capacités de production mondiale de BDO à 650 000 t/an et de PolyTHF à 350000 t/an fin 2015 et début 2016, respectivement.

Hormis BASF, le domaine du BDO biosourcé est convoité par d’autres acteurs. A commencer par BioAmber qui prévoit une unité de 100 000 t/an à l’horizon 2018 sans avoir encore annoncé sa localisation. De son côté, l’italien Novamont s’apprête à démarrer, au troisième trimestre de cette année, une unité à Adria dans le nord de l’Italie, également sur technologie Genomatica. La capacité était annoncée en 2012 à 18000 t/an pour un montant d’investissement de 50 millions d’euros.

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