Biotechnologie : Novolyze remporte la 4e édition du concours Genopole

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Pour la quatrième édition du concours Genopole, qui récompense des projets de biotechnologies industrielles, agronomiques et environnementales, le cluster a décerné son premier prix à la start-up Novolyze qui figurait parmi cinq finalistes. Entreprise de 7 personnes, elle se propose de fournir des solutions intégrées pour la sécurité des aliments secs et solides. Son originalité consiste à utiliser des germes modèles brevetés, non pathogènes, pour valider et labelliser des installations de production agroalimentaire. Novolyze remporte un prix d’un montant de 90000 euros, dont 30000 euros en cash, ainsi qu’un accompagnement de Genopole Entreprises, six mois d’hébergement gratuit à Genopole, un pass de 6 mois pour un bureau au sein de Village (Paris)- Crédit Agricole, une expertise du projet par EY et une étude de marché par Tech2Market. Novolyze succède à Mapgie Polymers, Prestodiag et Metemis, lauréats de 3 précédentes éditions.

Chimex, entreprise sponsor

Compte tenu de la grande qualité des dossiers, saluée par Sébastien Duprat de Paule, représentant de la société Chimex principal sponsor du concours, deux autres lauréats ont été mis à l’honneur. Pili Biotech a reçu un prix « coup de cœur » du jury, d’une valeur de 45000 euros, pour un projet de production d’encres et de peintures à partir de pigments bactériens naturels. Une récompense d’un même montant a été offerte à DNA Script pour son « potentiel technologique ». La jeune société développe en effet une imprimante ADN, un outil de laboratoire destiné à synthétiser plus rapidement de l’ADN pour faciliter la reprogrammation des êtres vivants.

Deux sociétés sont reparties sans récompense, mais avec les encouragements du jury. Il s’agit d’Algama qui souhaite transformer des ressources marines en ingrédients fonctionnels. La société s’apprête à lancer en 2015 la boisson Springwave à partir d’actifs de microalgues. La société Click4Tag concourrait pour sa part pour accélérer le développement d’une technologie, issue du monde académique, et qui permet de détecter en moins de 24 h (au lieu de 12 jours) des bactéries pathogènes Gram négatives.

Selon Pierre Tambourin, directeur général de Genopole, ce prix qui ne concerne pas les applications de la biotechnologie dans le domaine de la santé, est destiné à renforcer le cluster dans la biotechnologie industrielle. Sur les 80 entreprises hébergées par Genopole, seules 15 sont spécialisées dans l’environnement, l’agroalimentaire ou l’industrie. Parmi elles, deux sociétés, Abolis et Global Bioenergies, pratiquent la biologie de synthèse, un domaine d’avenir pour Pierre Tambourin.

 

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