Biotechnologie industrielle : TWB accueille 10 nouveaux membres

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TWB est un démonstrateur industriel spécialisé dans les biotechnologies.
TWB est un démonstrateur industriel spécialisé dans les biotechnologies.

Le démonstrateur pré-industriel Toulouse White Biotechnology (TWB), qui a pour objectif d’accélérer le développement des biotechnologies industrielles basées sur le carbone renouvelable, annonce l’ouverture de son consortium à l’international et à de nouveaux membres français. Cet outil, géré par l’Inra, est financé selon un modèle original passant par la formation d’un consortium d’acteurs du public et du privé engagés pour trois ans. Ce financement s’ajoute une participation initiale de l’ANR dans le cadre du programme des investissements d’avenir (PIA). Une première vague d’acteurs était entrée en 2012 avec des grands noms comme Total, L’Oréal, Solvay, Tereos, Michelin ou encore Roquette. Dix nouveaux partenaires rejoignent désormais le consortium. Deux entreprises suisses : Givaudan, le leader mondial des parfums et des arômes et Tolerys, qui travaille dans le domaine de l’immunothérapie à visée anti-inflammatoire. L’américain Agilent Technologies, leader dans l’instrumentation pour les sciences du vivant a également rejoint TWB, de même que trois investisseurs, BPIFrance, Auriga Partners et IRDInov, quatre PME : Eurodia, concepteur d’unités industrielles de purification, AgroNutrition qui développe des compléments nutritionnels pour les plantes cultivées, Ynsect, entreprise de biotechnologie spécialiste des insectes et Affichem, société de biotechnologie en oncologie et en neurosciences. A noter un virage du TWB dans le domaine de la pharmacie. « Nous validons à Toulouse le concept de biotechnologies roses avec un peu de blanc et un peu de rouge » plaisante Pierre Monsan, professeur émérite INSA de Toulouse et Mines ParisTech, et fondateur du TWB.

Un consortium doté de 40 membres

Dans le même temps, 6 acteurs n’ont pas renouvelé leur adhésion : Veolia, Maguin, Novasep, Cellectis, Emertec et Seventure. Au bilan, TWB compte désormais 40 membres dont 24 entreprises. Et s’il a fallu attendre trois ans pour accueillir une deuxième vague de partenaires, le consortium sera désormais ouvert tous les ans (avec toujours un engagement pour 3 ans).

TWB est un outil à succès. « Les objectifs fixés pour 2014 ont été atteints et même dépassés » confie Pierre Monsan. « Nous avons signé pour 2,8 millions d’euros de contrats en 2014 avec des partenaires et des non partenaires. Nous avons déposé 5 brevets sur des projets pré-compétitifs autofinancés, tandis que nos partenaires ont déposé 3 brevets. Nous sommes en train de discuter de la création d’une start-up dans le domaine de l’utilisation du CO2 par des levures pour fabriquer des molécules d’intérêt » explique-t-il. Depuis sa création, TWB a signé 37 contrats pour un montant total de 12.8 M€. L’objectif à cinq ans de 8,5 M€ est donc largement dépassé. Fin 2014, TWB employait ainsi 66 personnes, contre 53 fin 2013. De par cette croissance, les locaux initiaux ont aussi dépassé leur capacité d’accueil. Aussi TWB s’apprête à déménager dans un nouveau bâtiment de 1600 m2, appartenant au groupe Pierre Fabre dans le parc du Canal au sud-est de Toulouse.

Des outils de pointe

Grâce à son modèle économique, TWB dispose d’outils de pointe et d’une bonne capacité d’investissement. Le démonstrateur vient de s’équiper d’un outil unique au monde : un automate de fermentation permettant de faire 24 cultures microbiennes en parallèle avec prélèvements automatique et analyses en ligne. Cet outil a été construit sur mesure par la société Hamilton. Le credo de TWB est « d’associer la science d’excellence aux techniques de pointe pour développer les technologies du futur et de créer le “chaînon manquant” de l’innovation ». TWB héberge un dispositif technique basé sur un système de plateaux : 5 plateaux techniques (ingénierie de souche haut débit, analytique, biotransformation et culture, opérations unitaires, bioinformatique), sur 1 plateau évaluation environnementale, 1 plateau éthique et sur des ressources de proximité. Ils permettent une productivité technologique à la hauteur de ses ambitions.

Recherche collaborative, l’ADN de TWB
TWB participe à trois grands projets dits « intermédiaires », bénéficiant de financements publics : Thanaplast avec Carbios, Synthacs avec Adisseo et Probio3 avec Airbus, Tereos, Avril (ex Sofiproteol) et l’IFPEN. Il finance, pour un montant total de 4,4 M€, 12 projets dits « pré- compétitifs » proposés par des laboratoires publics dont le LISBP (INSA /INRA/CNRS, Toulouse) et accueille 22 projets dits « compétitifs » (financement industriel) dont un projet en chimie verte avec Total. TWB héberge également une entreprise de biotechnologie spécialisée en immunothérapie, Tolerys.

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