Bioraffinerie : Afyren valide son procédé au stade pilote

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La société spécialisée dans l’ingénierie en microbiologie et procédés de bioraffinerie a produit ses premiers lots pré-commerciaux de molécules issues de sa technologie « Afynerie ». Via une installation de plusieurs mètres cubes financée par la levée de 650 000 € en octobre 2015, Afyren a produit une dizaine de kilogrammes d’acides organiques : acétique, propionique, butyrique et iso-butyrique, valérique et iso-valérique et caproïque. Ces molécules d’intérêt et leurs dérivés sont notamment utilisés dans les secteurs de la chimie, de la cosmétique et de l’agroalimentaire. « Ces premiers lots produits à l’échelle pilote sont une validation pré-industrielle de notre technologie et de sa robustesse. Le degré de pureté des molécules obtenues est conforme aux exigences du marché et ont été certifiées 100 % biosourcées selon les normes en vigueur », se félicite Nicolas Sordet, nouveau p-dg d’Afyren. Avant de poursuivre : « Nos partenaires industriels vont maintenant pouvoir les tester pour les intégrer à terme dans leurs chaînes de fabrication ».

Un procédé de bioraffinerie innovant

Faisant l’objet de six familles de brevets, la technologie Afynerie combine les opérations de fermentation, d’extraction et de synthèse en un seul. Elle valorise la biomasse non alimentaire issue de coproduits et de déchets agro-industriels pour la transformer en acides carboxyliques naturels et en énergie. Le procédé se décompose en une première étape biologique, visant à convertir des déchets organiques en building-blocks biosourcés par fermentation anaérobie sans stérilisation ni prétraitements. La deuxième étape consiste à la transformation des building-blocks en molécules à haute valeur ajoutée utilisable dans des industries en aval. Afynerie tend à émettre aucun déchet : les résidus de fermentation sont utilisés en tant qu’amendements organiques pour les cultures.

Une production industrielle d’ici à trois ans

La société Afyren prévoit une montée en puissance de sa production dans les mois qui viennent, avec un objectif d’une centaine de kilogrammes et une première commercialisation de ses produits. L’entreprise indique qu’elle est « fidèle à son plan de développement », et projette de mettre en œuvre une plateforme industrielle à l’horizon 2019.

 

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