Bionylon : L’acide adipique par voie biologique relancé au Canada

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Kit Lau de la société BioAmber et Radhakrishnan Mahadevan, de l’équipe Biozone de l’Université de Toronto vont bénéficier d’un financement total de 5,7 millions de dollars pour un programme de production d’acide adipique par voie biologique.

« Actuellement, le nylon est fabriqué à partir de pétrole. Bien que le processus fonctionne bien, il n’est pas aussi respectueux de l’environnement que beaucoup le souhaiteraient. Il existe une forte demande pour le nylon produit à partir de produits chimiques dérivés du sucre, qui nécessite moins d’énergie et réduit les émissions de gaz à effet de serre » expliquent les partenaires.
Dans ce duo, BioAmber, société de biotechnologie industrielle installée à Sarnia, en Ontario, fabrique déjà avec succès de l’acide succinique à partir de sucre, ce qui réduit considérablement l’empreinte carbone de ce composé. Ces mêmes principes pourraient être utilisés pour développer un procédé de fabrication d’acide adipique, utilisé dans la production de nylon. L’acide adipique à lui seul représente un marché de 2,2 millions de tonnes ; les produits chimiques qui peuvent en découler ont des perspectives similaires.
De son côté, l’équipe de BioZone de l’Université de Toronto, dirigée par le Dr Radhakrishnan Mahadevan a déjà développé une approche de bio-ingénierie axée sur la génomique, pour convertir des sucres en produits chimiques industriels à valeur ajoutée comme l’acide adipique. En tant qu’entreprise de biotechnologie industrielle, BioAmber est en mesure de convertir les résultats de ce programme de recherche en projet industriel.

Ce financement s’inscrit dans le cadre du Genomic Applications Partnership Program (GAPP) qui finance des projets de recherche et de développement translationnels qui répondent à des défis bien réels identifiés par l’industrie, le gouvernement, des organismes sans but lucratif et d’autres « récepteurs » des connaissances et des technologies de la génomique.

Le Canada soutient la génomique

En comptant ce programme sur le bionylon, cinq projets ont été sélectionnés dans le cadre de la « série 8 » du GAPP, pour un montant total de 24,5 millions de dollars : 8,1 millions de dollars de Génome Canada et 16,4 millions de dollars de partenaires cofinancés incluant les gouvernements provinciaux, le secteur privé et des organismes à but non lucratif.

Selon le GAPP : « les résultats de ces travaux profiteront à l’économie canadienne car ils permettront le développement de l’industrie du bioraffinage et créeront de nouveaux emplois dans la fabrication, tout en protégeant l’environnement par suite de la réduction des gaz à effet de serre et de la pollution ».
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