Biomatériaux : un producteur de Tequila et un constructeur automobile s’associent

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Culture d'agave pour la production de Tequila et peut-être de plastiques automobile.
Culture d’agave pour la production de Tequila et peut-être de plastiques automobile.

Producteur de Tequila depuis 220 ans, la société Jose Cuervo envisage de se lancer dans le domaine des biomatériaux pour l’automobile.

Pour cela, elle vient d’entamer un partenariat avec le constructeur américain Ford. La Tequila est un alcool produit à partir d’agave, une plante originaire du Mexique dont le cycle de croissance est au minimum de sept ans. Une fois récolté, le cœur de la plante est torréfié, puis broyé pour en extraire un jus qui est ensuite distillé. Au terme de ces opérations, reste la partie fibreuse de l’agave. Jusqu’à présent elle était valorisée sous forme de compost dans les fermes ou utilisée par des artisans locaux pour fabriquer du papier d’agave. Aujourd’hui, les deux partenaires ont l’ambition d’utiliser ces restes fibreux comme renfort pour produire des biomatériaux composites. Ils pourraient être utilisés pour fabriquer des pièces intérieures de véhicules, des renforts de câblages ou des modules de chauffage, ventilation et climatisation (CVC), avec l’intention de réduire le poids des véhicules.

Les partenaires ont expliqué dans un communiqué que les tests initiaux suggéraient que le matériau était très prometteur « en raison de sa durabilité et ses qualités esthétiques ».

Ford intéressé par les biomatériaux

Ford a commencé des recherches sur l’utilisation de matériaux durables dans ses véhicules en 2000. Aujourd’hui, le constructeur utilise huit types de matériaux biosourcés à base de soja, d’huile de ricin, de paille de blé, de fibres de kenaf, de cellulose, de bois, de fibre de coco et de balles de riz.

Selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement, 5 milliards de tonnes de déchets de la biomasse agricole sont produites chaque année. Ces sous-produits de l’agriculture sont abondants et souvent sous-utilisés. Pourtant, ces composés pourraient être relativement peu coûteux, et aider les fabricants à compenser l’utilisation de fibres de verre ou de talc pour la fabrication de matériaux plus légers et plus durables.

L’industrie du whisky mise à contribution

Ce projet de valorisation de sous-produits de la production de Tequila n’est pas sans rappeler celui de Celtic Renewables. Dans ce cas, la société écossaise propose de produire du biobutanol à partir de sous-produits de la production de whisky.

 

 

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