Biologie de Synthèse : Syngulon titulaire d’un premier brevet américain

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A l’occasion des Conférences Internationales Chimie Verte et Biotechnologie Blanche, organisées par le pôle de compétitivité wallon GreenWin et Gembloux Agro-Bio Tech (Université de Liège), la société belge Syngulon a annoncé la délivrance par l’office américain des brevets (USPTO) d’un brevet (US patent 9,333,227) portant sur l’utilisation de bactériocine/immunité pour contrôler la croissance des microorgansimes (bactéries, levures ou algues).

Demandé en août 2013, le brevet délivré fait partie d’un nouveau portefeuille mondial de brevets développés par Syngulon. Le business model de Syngulon est de proposer des licences non-exclusives sur ses technologies aux industriels.

L’inventeur de ce brevet est Philippe Gabant, fondateur et directeur scientifique de Syngulon, un des pionniers dans le développement de technologies de sélection. Philippe Gabant est co-inventeur des brevets US 5,910,438 / 6,180,407 / 7,176,029 licenciés sur une base exclusive à Invitrogen pour la sélection de plasmides recombinants. Philippe Gabant est aussi co-inventeur du brevet US 8,470,580 pour la production de protéines recombinantes qui a été licencié sur une base non-exclusive à Sanofi Pasteur, GSK and Merck.

A propos de Syngulon

Syngulon est une startup en biologie de synthèse développant des technologies de fermentation microbienne pour les produits biosourcés. Syngulon a commencé à développer un portefeuille de brevet de technologies génétiques pour le contrôle des microrafineries permettant de répondre aux problèmes critiques suivants :

  1. Le confinement génétique (empêcher la dispersion dans l’environnement)
  2. L’augmentation du rendement
  3. La lutte contre les contaminants
  4. La protection des souches (empêcher l’utilisation dans une autre usine)

« Nous proposons un pare-feu génétique qui va tuer les micro-organismes dès qu’ils sortent de la zone de contrôle et lutter contre les contaminants, augmentant ainsi les rendements », selon Guy Hélin, p-dg de Syngulon.

Le nom de ce pare-feu : bactériocine. « Ces gènes existent dans la nature. C’est une manière naturelle des bactéries de se défendre, de se protéger. On connait ces bactériocines depuis longtemps. Elles sont notamment utilisées dans l’agroalimentaire », précise. Syngulon propose ainsi « d’armer le micro-organisme du gène de bactériocine ».

Rendre le micro-organisme dépendant d’un nutriment

Pour cela, la société doit dans un premier temps connaître le besoin du client : augmentation de rendement, lutte contre des contaminants, sûreté, … puis effectuer une analyse du milieu pour connaître les nutriments et les contaminants. « Pour éviter que la souche sorte du milieu réactionnel, nous allons rendre le micro-organisme dépendant d’un nutriment présent exclusivement dans la zone de contrôle. Si la bactériocine ne détecte plus cet élément, le micro-organisme perd son immunité et est détruit », cite Guy Hélin.

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