Bioisoprène : Braskem rejoint Michelin et Amyris

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Le centre de recherche et d'innovation de Genomatica.
Le centre de recherche et d’innovation de Genomatica.

En 2011, Michelin et la start-up américaine Amyris ont démarré une association en vue d’ouvrir une nouvelle voie de production d’isoprène à partir de matière première renouvelable. Aujourd’hui, le groupe de Clermont-Ferrand annonce qu’un nouveau partenaire, le pétrochimiste brésilien Braskem, vient se joindre à eux, en qualité de numéro un mondial des bioplastiques, titre qu’il a acquis grâce au succès planétaire de son polyéthylène vert issu de la canne à sucre. L’objectif affiché est « d’accélérer le processus d’industrialisation d’isopropène renouvelable » explique un communiqué. Amyris partagera avec Braskem ses droits de commercialisation de la technologie mise au point. Michelin est juste intéressé par un accès privilégié, mais non exclusif, à l’isoprène renouvelable qu’il se chargera de polymériser pour obtenir le polyisoprène dont il a besoin.

Le polyisoprène indispensable à l’industrie des pneumatiques

Malgré l’avènement des élastomères fossiles, l’industrie des pneumatiques n’a jamais pu se passer de polyisoprène, un dérivé historique, issu de l’hévéa, et qui représente encore le quart de sa matière première. Or la disponibilité de cette ressource naturelle est de plus en plus menacée par des aléas climatiques ou des maladies. D’où l’idée de travailler sur des voies de production alternatives de polyisoprène à partir d’autres biomasses plus accessibles et plus variées de première génération comme la canne à sucre ou de deuxième génération comme la cellulose. A noter que le projet mené par Michelin et Amyris a déjà connu des avancées importantes, puisqu’un démonstrateur de 50 000 t/an d’isoprène renouvelable a été annoncé en France pour 2020.

Enjeux sur le butadiène

En dehors du polyisoprène, le groupe de Clermont-Ferrand envisage aussi le remplacement d’élastomères synthétiques d’origine fossile par des versions biosourcées. Il travaille ainsi sur une molécule clé, le biobutadiène. En décembre, il s’est associé avec Tereos et IFP Energies Nouvelles en vue de construire une filière française de butadiène biosourcée à partir de bioéthanol. De son côté, son partenaire Braskem est associé à la start-up américaine Genomatica qui met au point son propre procédé.

 

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