Bioéthanol : Un site de Tereos choisi pour l’industrialisation de Futurol

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Pilote Futurol installé sur la bioraffinerie de Bazancourt-Pomacle.
Pilote Futurol installé sur la bioraffinerie de Bazancourt-Pomacle.

Le projet Futurol, porté par l’entreprise Procéthol 2G, visant à produire un bioéthanol de deuxième génération entre en phase d’industrialisation. Le site de Bucy (Aisne) du groupe sucrier Tereos a été choisi pour accueillir une première unité de prétraitement de la biomasse. Cette unité dont la mise en service est prévue début 2016, représente la troisième étape de ce projet de 76,4 millions d’euros lancé en 2008 par 11 partenaires* et financé pour presque la moitié par Bpifrance. Installée en amont de la distillerie de Tereos, elle « permettra de traiter 70 tonnes de biomasse par jour », dont de la paille, du bois et du miscanthus, a explique Anne Wagner, présidente du projet Futurol. A terme, cette unité pourra contribuer à la production de « 6000 et 10000 mètres cubes de bioéthanol par an », a-t-elle ajouté. Le procédé est depuis 2011 en pilotage sur le site de Bazancourt-Pomacle dans la Marne avec une capacité de 1 à 2 tonnes de biomasse traitées par an. Il se compose d’une étape de prétraitement de la cellulose, puis d’une hydrolyse enzymatique pour obtenir un substrat fermentescible et enfin d’une fermentation par levures et d’une distillation conduisant au bioéthanol. Selon la présidente, l’atout de ce procédé réside dans le coût de revient de l’éthanol produit, entre 0,5 et 0,7 euro le litre, un prix divisé par 10 depuis 2008 et qui se rapproche des coûts des filières historiques (canne à sucre, etc…).

Une technologie commercialisée par Axens

En parallèle des tests sur la future unité de Bucy qui devraient durer de 4 à 6 mois, le projet entrera à partir de 2016 dans une phase de commercialisation de la technologie, sous la conduite de la société Axens, filiale de l’IFP Energies Nouvelles.

La France s’est fixée depuis 2010 un objectif de 7% d’incorporation de biocarburants dans l’essence sous peine de pénalités payées par les distributeurs, qui s’est finalement établi à 6% en 2014. L’Europe a également fixé en avril un plafond de 7% d’incorporation de biocarburants dans les transports.

*Les 11 partenaires de Futurol : ARD, IFP Energies nouvelles, INRA, Lesaffre, Champagne Céréales, ONF, Tereos, Total, Crédit Agricole Nord Est, CGB, Unigrains.

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