Biocarburants G2 : difficile d’industrialiser en Europe

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Les carburants de deuxième génération (G2) sont tout proches de l’industrialisation, selon Olivier Appert, président de l’IFPEN. L’institut de recherche, dont la vocation est de développer des procédés pour le secteur du pétrole et des énergies renouvelables, termine le pilotage du projet Futurol. Celui-ci vise à produire de l’éthanol par voie fermentaire à partir de lignocellulose issue de co-produits agricoles, forestiers ou de biomasse dédiée. Dans deux ans, le procédé sera fin prêt pour sa commercialisation. Et selon Pierre Porot, directeur biocarburants à l’IFPEN, « on touche du doigt la rentabilité économique. Les biocarburants sont aujourd’hui 20 à 50% plus chers que les carburants fossiles, mais avec l’apprentissage industriel on sera compétitifs ».

Un manque de visibilité

Si la technologie est quasiment au point, l’étape d’industrialisation s’annonce plus difficile en France et même en Europe. Olivier Appert a récemment regretté un manque de visibilité sur les quotas d’incorporation qui seront accordés dans le futur à ces carburants de 2e génération, déplorant des discussions européennes qui s’éternisent. « On sait que l’on est compétitif mais il faudra pouvoir convaincre un investisseur industriel que le risque est raisonné » ajoute-t-il.

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