Biocarburants: Clariant permet à Mercedes-Benz de réduire ses émissions

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Les véhicules-test de Mercedes-Benz utilisés pour les essais. (c)Clariant/Rötzer
Les véhicules de Mercedes-Benz utilisés pour les essais. (c)Clariant/Rötzer

Le chimiste suisse Clariant a annoncé le succès de sa collaboration avec le constructeur automobile Mercedes-Benz et Haltermann Carless, société spécialisée dans le raffinage de carburants. Les partenaires s’étaient associés en 2014 pour la mise en œuvre d’essais d’un carburant avec 20 % d’éthanol cellulosique Sunliquid 20. Il a été testé sur une flotte test en Allemagne pendant un an. « L’éthanol cellulosique issu de résidus de l’agriculture est carburant neutre en carbone avec un grand potentiel, qui peut être produit et utilisé de manière rentable », commente Martin Vollmer, directeur technique chez Clariant.

Un carburant de seconde génération

Le carburant automobile contient de l’éthanol cellulosique Sunliquid 20 issu de résidus agricoles : tige de maïs, paille de blé, et bagasse. Clariant revendique la conversion de 4 500 t de déchets issus de l’agriculture pour la production de 1 000 tonnes d’éthanol. Le Sunliquid est produit sur l’usine de démonstration du chimiste suisse à Straubing (Allemagne), avant d’être envoyé sur le site allemand d’Haltermann Carless à Hambourg pour l’élaboration du biocarburant. Clariant précise que « l’éthanol cellulosique permet des économies d’émissions de CO2 allant jusqu’à 95 % sur l’ensemble de la chaîne de valeur, et sans entrer en compétition avec la production agroalimentaire ou occuper de surface agricole dédiée ».

Des bénéfices significatifs

L’utilisation à hauteur de 20 % du Sunliquid 20 a permis de « garantir des réductions significatives d’émissions de CO2 », et offre de bonnes performances de combustion, similaires à du carburant E10. De plus, l’incorporation du bioéthanol de Clariant a réduit l’émission de particules de près de 50 % par rapport au carburant de référence Euro 5 en vigueur dans l’Union européenne. Enfin, l’ajout de 20 % d’éthanol cellulosique par volume permet d’obtenir un indice octane plus élevé, ce qui contribue à l’amélioration de l’efficacité des moteurs et ainsi à la réduction de la consommation de carburant classique. « Développer et apporter des solutions sur le marché pour une mobilité plus durable est l’un des plus importantes tâches dans le secteur des transports aujourd’hui. Nous sommes fiers que Sunliquid 20 ait prouvé sa qualité sur les tests sur le terrain », se félicite Martin Vollmer. Et le chimiste suisse ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, puisqu’il a initié une collaboration avec le constructeur suédoisde véhicules lourds Scania en 2015. Le premier bilan effectué en mai 2016 a permis de constater une réduction de 90 % des émissions de CO2 des poids-lourds Eco-Trucks, comparé à des véhicules diesel.

 

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