Biobutanediol : Genomatica adapte son procédé à la 2G

Partager cet article avec :
Le centre de recherche et d'innovation de Genomatica.
Le centre de recherche et d’innovation de Genomatica.

La deuxième génération n’est plus réservée au secteur des biocarburants. Genomatica vient d’annoncer des progrès significatifs dans l’exploitation de la biomasse cellulosique pour la production commerciale de produits chimiques. La société américaine, qui développe des procédés de production de produits chimiques par voie biologique, prépare le terrain pour permettre à ses clients d’utiliser une plus vaste gamme de matières premières.

Dans la pratique, Genomatica a fait évoluer son procédé GENO BDO, développé pour la production de 1,4-butanediol biosourcé. En particulier, la société a travaillé sur l’évolution de ses souches qui servent à la fermentation de sucres, en leur offrant la possibilité de transformer des hydrolysats de lignocellulose riches en sucres C5 et C6. Elle a également apporté des modifications à son aval procédé de purification (down stream processsing).

Produire du BDO à bas coût

En parallèle, Genomatica a élaboré, à destination des producteurs de sucres 2G, des spécifications pour que leurs sucres cellulosiques soient compatibles avec son procédé.
Ce travail, que Genomatica dit avoir démarré en 2011, a été financé en partie par la subvention DE-EE0005002 de l’US Department of Energy (DOE). Il s’inscrit dans la perspective d’une production de BDO biosourcé à plus bas coût.

Genomatica a atteint le stade industriel pour son procédé GENO BDO, fin 2012, à travers une production à l’échelle du millier de tonnes. Cette étape de démonstration lui a permis de vendre deux premières licences à BASF et Novamont, tandis que plusieurs entreprises ont validé la qualité de sa production, dont Invista, DSM, Lanxess, Toray et Far Eastern new Century. Ces validations ont toutefois été effectuées sur des sucres de première génération.

Présentation complète du projet

Partager cet article avec :