Biobutadiène : Braskem et Genomatica s’associent

Partager cet article avec :
Braskem
Braskem est un pétrochimiste brésilien, n°3 mondial du butadiène.

Troisième producteur mondial de butadiène d’origine fossile, le groupe brésilien Braskem vient de s’associer à la start-up américaine Genomatica pour le développement conjoint de sa technologie de production de butadiène à partir de matières premières renouvelables.
Braskem prévoit de financer d’importants développements chez Genomatica pendant plusieurs années à différents stades : R & D, pilote et démonstrateur. En retour, Braskem recevra des droits de licence exclusifs pour l’usage de la technologie sur le continent américains, mais devra s’acquitter de taxes et redevances pour chacune des unités commerciales issues de cette collaboration.
« Braskem a une stratégie claire d’investissements dans la recherche et le développement de technologies de production de produits chimiques renouvelables en complément de  notre portefeuille actuel de produits basé sur la pétrochimie. En 2012, nous sommes devenus le leader mondial dans les biopolymères lorsque nous avons annoncé la production de plastique à partir de canne à sucre, et nous sommes en train de renforcer encore cette vision », a déclaré Alexandre Elias, directeur des produits chimiques renouvelables chez Braskem .

Un programme autour du biobutadiène renforcé
Ce nouvel accord renforce considérablement le programme de butadiène de Genomatica qui totalise déjà 100 millions de dollars d’investissements en vertu des accords déjà signés. La société a notamment dégagé des revenus du succès de la production de ses premiers kilogrammes de biobutadiène en 2011, puis du financement de Versalis annoncé en avril 2013 dans la perspective de créer une coentreprise qui distribuera des licences du procédé en Europe, Asie et Afrique.
Le butadiène est une molécule en C4 qui intéresse tout particulièrement les fabricants de caoutchoucs. C’est ainsi que Global Bioenergies s’est associé sur ce sujet au polonais Synthos dès 2011. En cette fin d’année 2013, ce sont trois acteurs français, Michelin, IFPEN et Axens qui ont uni leurs forces. Ils ont lancé le projet BioButterfly où l’objectif clairement annoncé est de mettre en route en France une usine de caoutchouc synthétique biosourcé de 150 000 tonnes par an à l’horizon 2020.

Des avancées dans le biobutanediol

A noter enfin que Genomatica est également actif dans le développement d’un procédé de production butanediol biosourcé. Dans ce domaine, il compte parmi ses partenaires des grands noms comme BASF qui vient d’acquérir une licence et a produit ses premiers échantillons, mais aussi DSM ou Toray. Au total, Genomatica détient 71 brevets et 450 supplémentaires sont en cours de demande.

Partager cet article avec :