Bio-aromatiques : Anellotech, IFPEN et Axens co-développent un procédé

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L'arbre produit d'Anellotech.
L’arbre produit d’Anellotech.

La société Anellotech, IFP Energies nouvelles (IFPEN) et sa filiale Axens viennent d’annoncer une alliance stratégique visant à développer et à commercialiser une nouvelle technologie de production d’aromatiques biosourcés. Cette technologie, par voie thermochimique (par opposition aux voies biotechnologiques), repose sur un procédé développé par Anellotech de pyrolyse catalytique rapide (Catalytic Fast Pyrolysis – CFP) à partir de biomasse non alimentaire (résidus agricoles, déchets forestiers, cultures dédiées, etc.), issu des travaux de l’Université du Massachusetts-Amherst. Il sera associé au procédé d’hydrotraitement des effluents de pyrolyse de la société Axens. « Cette technologie permettra de produire des bio-aromatiques, tout en minimisant la consommation d’énergie et les émissions de CO2 » soulignent les partenaires.

Pour ce qui est de la répartition des tâches, Anellotech réalisera les travaux de recherche et développement sur le site de Pearl River. IFPEN se concentrera sur la mise à l’échelle industrielle du procédé et les études hydrodynamiques sur son site de Lyon. Axens finalisera le développement et réalisera l’ingénierie de base d’une unité industrielle de référence en vue de la commercialisation de la technologie. La mise sur le marché de la technologie est prévue en 2019.

Par la suite, Axens licenciera la technologie à l’échelle mondiale, réalisera l’ingénierie de base des unités et assurera leur mise en route. Anellotech, Axens et IFPEN poursuivront la recherche et le développement pour l’amélioration continue du procédé et le soutien à la vente de licences.

Challenge autour du p-xylène

« La technologie permettra de produire dans des unités de grande capacité des composés bio-aromatiques purifiés à un coût très attractif par rapport aux voies issues du pétrole » précisent les membres de l’alliance. Mais dans un mix-produit constitué de benzène, toluène et xylène, c’est le p-xylène qui est la matière première la plus recherchée. Précurseur de l’acide téréphtalique, il permettra d’accéder à la fabrication de PET (polyéthylène téréphtalate) biosourcé. Or cette matière plastique est à la base nombreux emballages ou matériaux, utilisés par de grands groupes industriels comme Coca-Cola, Ford, Heinz, Nestle, Nike, Procter & Gamble ou Unilever, tous membres de la Bioplastic Feedstock Alliance et à la recherche de versions biosourcées.

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