Avril met le cap sur les protéines et l’Afrique

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Le colza permet de produire du biodiesel. Une filière certifiée durable.
Fleur de colza.

Le groupe coopératif Avril a présenté le 17 février dernier un plan stratégique qui orientera ses développements en France et à l’international à l’horizon 2020. De ce plan baptisé « Avril 2020 », on pourra retenir deux enjeux majeurs, les protéines et l’Afrique, avec déjà deux concrétisations.

Un accord avec la start-up israélienne Biopolymer Technologies

En effet, Avril vient de signer un accord avec la start-up israélienne Biopolymer Technologies pour la création d’une co-entreprise innovante qui développera des voies de valorisation de protéines de colza sous forme de produits et additifs pour l’industrie des panneaux de bois composites.

Un accord avec Dow AgroSciences

Par ailleurs, Avril a signé un accord avec Dow AgroSciences visant à développer du colza enrichi en protéines. Il s’agit d’arriver à un gain de 20 % en protéines dans le tourteau de colza, selon une technologie non OGM développée au Canada par Dow AgroSciences. « Cette innovation sera mise à disposition de l’ensemble des semenciers afin, dans une logique d’intérêt général de la filière française, de développer des variétés facilement accessibles aux agriculteurs » précise le groupe Avril.

Avril multiplie les avancées depuis 2013

Avril 2020 s’inscrit dans la continuité du précédent exercice stratégique (CAP 2018), qui a permis des avancées capitales depuis son lancement en 2013 : de la consolidation des filières animales nationales au développement des différentes activités du groupe en passant par le recentrage de l’activité biodiesel, la poursuite du déploiement à l’international ou les progrès majeurs réalisés en matière d’excellence opérationnelle.

Ces avancées ont notamment été permises par des investissements record de 550 millions d’euros entre 2013 et 2015. 426 millions d’euros ont ainsi été investis principalement dans la modernisation et le développement de l’outil industriel. Sofiprotéol a investi de son côté 124 millions d’euros en 3 ans pour accompagner sur le long terme la consolidation des entreprises des filières agricoles et agroalimentaires françaises.

Alors qu’en 2012 le Groupe s’engageait à réaliser 100 millions d’euros d’économies à horizon 2018, le programme d’excellence opérationnelle et stratégique (EOS) mis en place en 2013 a déjà permis de capter 50 % des gains cumulés prévus à horizon fin 2017, soit 48 millions d’euros.

Dans cette perspective, le Groupe prévoit d’atteindre un EBITDA de 400 millions d’euros en 2020.

 

 

 

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