Avantium : le MEG bientôt au stade de la démonstration

Partager cet article avec :
Avantium développe des technologies basées sur la catalyse chimique.

La société néerlandaise Avantium a commencé la construction d’une nouvelle usine de démonstration pour la production de mono-éthylène glycol (MEG) à partir de sucres renouvelables. Le MEG est un composant essentiel pour la fabrication de plastiques qui entrent dans la composition de biens de consommation courants, tels que le PET et le PEF pour l’industrie de l’emballage ou d’autres polyesters pour l’industrie textile. Aujourd’hui, Avantium estime que plus de 99% du MEG est produit à partir de ressources fossiles et la demande du marché pour ce produit devrait passer de 28 millions de tonnes par à 50 Mt/an dans les 20 prochaines années. L’objectif de cette unité de démonstration est de valider la technologie à plus grande échelle, mais aussi le coût de revient du MEG qui devra être compétitif par rapport à la version fossile.
« Notre nouveau procédé en une seule étape peut enfin répondre à cette demande de solutions écologiques et durables que recherchent les consommateurs et les grandes marques. Je suis fier de notre équipe qui a réussi cette rupture technologique », a déclaré Tom van Aken, directeur général d’Avantium.

Une technologie baptisée Mekong
La nouvelle usine utilisera la technologie, dite Mekong, d’Avantium pour convertir les sucres renouvelables en MEG biosourcé. L’unité, représentant un investissement de 15 à 20 millions d’euros, sera opérationnelle en 2019 et emploiera jusqu’à 20 personnes.
Parallèlement à cette importante décision d’investissement, l’European Innovation Council a sélectionné la technologie Mekong dans le cadre de son investissement de 146 millions d’euros. « Nous sommes honorés d’avoir été sélectionnés parmi les 79 projets innovants après des entretiens en face à face avec un jury d’innovateurs, d’entrepreneurs et de capital-risqueurs », a déclaré Tom Van Aken.
En parallèle de ce développement, Avantium est sur le point d’achever la construction d’une unité pilote pour sa technologie Zambezi à Delfzijl, aux Pays-Bas. Ce procédé, de type bioraffinerie, consiste à produire du glucose et de la lignine de haute pureté à partir de biomasses non alimentaires.

Partager cet article avec :