Antibiotiques: Deinove signe avec RedX Pharma

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Bactéries déinocoques utilisées par Deinove. (c)Deinove

La société montpelliéraine de biotechnologie industrielle a paraphé le 22 mars une option de licence avec le laboratoire britannique RedX Pharma pour l’acquisition du programme de développement d’anti-infectieux NBTI (Novel Bacterial Topoisomerase Inhibitor). Ce projet vise à mettre au point une nouvelle classe d’antibiotiques ciblant la topoisomérase bactérienne de type II, responsable des infections de bactéries à Gram négatif. « Nous sommes ravis d’entamer ce nouveau chapitre qui illustre la continuité de nos objectifs de développement de nouveaux antibiotiques et renforce notre position stratégique. Cet accord nous donne accès à un programme avancé, visant des pathogène prioritaires, ayant déjà produit des données précliniques convaincantes, nous permettant ainsi d’étoffer notre activité antibiotiques, toujours avec l’objectif de créer de la valeur rapidement« , déclare Emmanuel Petiot, directeur général de Deinove. Initié en 2017 par le consortium mondial CARB-X qui vise à promouvoir l’innovation contre l’antibiorésistance, le programme NBTI avait confirmé toutes ses promesses en matière d’efficacité et d’innocuité suite à des phases d’optimisation préalable et d’évaluation in vivo. Dans ce cadre, Deinove va continuer à optimiser et sélectionner les molécules candidates en vue d’un entrée en phase préclinique réglementaire.

Les antibiotiques, un axe devenu majeur pour Deinove

Cet accord intervient alors que Deinove a réorienté sa stratégie de croissance en 2016, délaissant les biocarburants et les bioplastiques au profit des antibiotiques et des ingrédients chimiques (caroténoïdes notamment). Une démarche qui lui a notamment permis de breveter son premier antibiotique en janvier 2017. Depuis la même année, Deinove a initié en collaboration avec l’Institut Charles Violette le programme AGIR. Financé à hauteur de 14,6 M€ par Bpifrance, il vise à à identifier et  développer de nouveaux antibiotiques et antifongiques, ainsi qu’à mettre au point de nouvelles méthodes automatisées de collecte, de culture, de criblage, d’optimisation et d’évaluation pour l’étude de la résistance aux antibiotiques. Plus récemment, le groupe montpelliérain s’est illustré dans ce domaine en nouant un partenariat avec l’Italien Naicons en mars 2018.

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