Amyris et Kuraray renforcent leur collaboration autour du Biofene

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Allongement de la durée de leur collaboration en R&D. Réaffirmation de leurs objectifs commerciaux. Nouveau financement pour Amyris. L’accord signé par les deux entreprises devrait être bien reçu par l’industrie pneumatique, grande consommatrice de produits à base de Biofene. 

Amyris (USA) et Kuraray (Japon) viennent d’annoncer un prolongement et un renforcement de leur collaboration autour des polymères haute-performance à base de Biofene, nom de marque du farnésène renouvelable d’Amyris. Cet accord prévoit un allongement d’au moins deux ans de leur collaboration en recherche et le développement. Les deux entreprises ont également réaffirmé leurs objectifs commerciaux communs en annonçant que Kuraray allait produire plus de polymères à base de Biofene. Par ailleurs, Amyris touchera un financement dont le montant reste confidentiel  et Kuraray achètera, en avril 2014, des actions ordinaires de son collaborateur pour un montant qui avoisinera les 4 millions de dollars. « Amyris partage notre engagement de développer une technologie pionnière, je suis donc très heureux que Kuraray ait accepté de faire un investissement de capital dans cette entreprise » confie Tomoyuki Aya, cadre exécutif supérieur chez Kuraray.

Le Biofene très prisé par l’industrie pneumatique

Cette annonce ravira à coup sûr l’industrie pneumatique, première bénéficiaire de cet accord. En avril 2011, Amyris et Kuraray ont signé le lancement de leur collaboration. Leur objectif ? Remplacer les matières premières pétro-sourcées utilisées dans les pneumatiques par des polymères renouvelables à base de Biofene. A l’époque, l’entreprise japonaise a développé du caoutchouc liquide à base de Biofene qui réagit facilement avec le caoutchouc du pneumatique. En renforçant l’adhésion des composants du caoutchouc, ce produit permet une amélioration de la forme, la stabilité et la performance du pneumatique. A la même époque, Kuraray a mis au point une nouvelle catégorie d’élastomères avec de très bonnes propriétés d’écoulement. « En s’appuyant sur les retours positifs que nous avons de l’industrie pneumatique pour notre caoutchouc liquide à base farnésène, nous sommes confiants sur le fait que le Biofene aura un rôle crucial à jouer pour améliorer la durabilité de l’industrie pneumatique » explique John Melo, président d’Amyris.

Des produits à faible impact environnemental

Amyris, fondée en 2003 dans la baie de San Francisco, développe des alternatives durables à une large gamme de produits pétro-sourcés grâce à sa technologie qui modifie par voie métabolique la manière dont les microorganismes transforment les sucres. L’entreprise fabrique des champignons ou des levures depuis sa plateforme de biologie de synthèse. Ces souches sont ensuite utilisées comme usines vivantes dans le processus de fermentation pour convertir des sucres bio-sourcés en hydrocarbures renouvelables. Le Biofene est issu de ce procédé de fabrication et constitue une molécule commerciale de base à partir de laquelle l’entreprise développe de nombreux produits chimiques renouvelables (lubrifiants, polymères, ingrédients cosmétiques, parfums). Fondé en 1926, Kuraray a franchit une étape décisive pour l’entreprise en 1950 avec la commercialisation de la première fibre PVA (PolyVinyl Alcohol). Depuis, la société utilise sa technologie brevetée en chimie des polymères et chimie synthétique pour développer résines, produits chimiques, fibres et textiles.

Alexane Roupioz

 

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