Améliorer la production de lipides et de squalène

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Des chercheurs de l’Inra Versailles-Grignon, en collaboration avec des équipes du CNRS et de l’Institut technique d’étude et de recherche sur les corps gras (Iterg), ont caractérisé une enzyme intervenant dans la synthèse de triglycérides. Des travaux qui ouvrent de perspectives d’amélioration de la biosynthèse d’huiles et de squalène. « Pour la première fois, grâce à une stratégie d’optimisation de l’utilisation du code génétique, une équipe menée par l’Inra Versailles-Grignon, a réussi à exprimer DGAT2 de manière active dans une levure », indique l’Inra. La DGAT2 (une diacylglycérol acyltransférase) intervient au cours de la dernière étape de la synthèse de triglycérides dans les végétaux. La DGAT2 est associée aux huiles industrielles tandis que la DGAT1 l’est aux huiles alimentaires. « Les DGAT2 semblent essentielles pour l’accumulation de lipides d’intérêt utilisés, par exemple, dans la formulation de peintures et de vernis (notamment l’acide ricinoléique du ricin) », précise l’organisme de recherche. L’Inra ajoute : « Les chercheurs ont montré que l’expression du gène DGAT2 d’Arabidopsis thaliana restaure l’accumulation des triglycérides chez une levure incapable de les accumuler. Ils ont également mis en évidence que l’expression de DGAT (1 et 2) chez la levure induit la formation de vésicules lipidiques. Si ces dernières renferment des triglycérides, elles contiennent aussi du squalène, une molécule aux applications biotechnologiques potentielles (cosmétologie, compléments alimentaires) qui, à l’heure actuelle, est essentiellement prélevée sur des foies de requins ». Publiés en ligne dans la revue PLOS ONE, ces résultats ont été recueillis dans le cadre de travaux réalisés au cours du projet Carburants pour l’aéronautique, coordonné par l’Institut français du pétrole Énergies nouvelles.

 

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