Algues : Synthetic Genomics et ExxonMobil toujours partenaires

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Synthetic Genomics (SGI), société californienne spécialisée dans le développement de solutions axées sur la génomique, vient de conclure un nouvel accord de recherche avec le géant américain ExxonMobil pour développer des biocarburants à base d’algues. Le programme co-financé va se concentrer sur le développement de nouvelles souches d’algues dont les caractéristiques ont été améliorées génétiquement. Les détails financiers de l’accord n’ont pas été divulgués.
« Nous avons hâte de travailler avec ExxonMobil pour entreprendre ce travail en profondeur de recherche fondamentale pour mieux comprendre et améliorer les algues », a déclaré Craig Venter, fondateur de SGI. « Le nouvel accord nous donne l’occasion de vraiment nous concentrer sur l’amélioration de ces souches d’algues en utilisant nos technologies de biologie de synthèse pour le développement de biocarburants. »

Un premier partenariat en 2009
Depuis juin 2009, SGI et ExxonMobil ont entamé un partenariat de R&D axé sur des modifications naturelles de souches d’algues. Au cours de ces quatre ans de travail, les entreprises estiment avoir acquis des connaissances considérables pour relever le défi du développement de biocarburants à base d’algues, viables économiquement et industrialisables. SGI a également fait des progrès considérables dans la compréhension de la génétique des algues, de leurs caractéristiques de croissance et des améliorations à apporter pour augmenter les rendements en biomasse algale et en lipides.
La société SGI précise qu’elle investit aussi dans la culture à grande échelle et dans des unités d’extraction. Cet effort vise à préparer l’entreprise à long terme à l’industrialisation et à la commercialisation de souches d’algues améliorées pour des débouchés alimentaires, dans la chimie ou les carburants. SGI dispose actuellement de deux types d’installations : de la petite échelle à La Jolla, en Californie, et un centre de développement et de production à plus grande échelle, comprenant des photobioréacteurs fermés et ouverts et une installation de traitement à Imperial Valley, toujours en Californie.

Craig Venter à la barre

Rappelons enfin que Craig Venter est l’une des figures emblématiques de la biologie de synthèse. Si le français Stéphane Leduc est considéré comme le père de la discipline en 1912, elle a été mise sur le devant de la scène en 2010 grâce à Craig Venter à travers ses découvertes sur le génome et la synthèse de cellules artificielles réplicables. Avec Life Technologies ou Amyris (partenaire du groupe Total), Synthetic Genomics fait partie des sociétés leaders de la biologie de synthèse aux Etats-Unis.

 

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