Air Liquide en léger retard sur son projet Bioliq

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Air Liquide
Le pilote Bioliq développé par Air Liquide et KIT.

Le groupe Air Liquide et l’Institut de technologie de Karlsruhe (Karlsruhe Institut für Technologie, KIT) en Allemagne ont finalisé avec succès la deuxième étape d’une unité de production pilote de biocarburants de seconde génération à Forschungszentrum Karlsruhe. Un projet soutenu par le Ministère fédéral allemand de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Protection du consommateur (BMELV) dans le cadre du programme pour les ressources biologiques renouvelables. Cette unité pilote a pour but de démontrer la viabilité de Bioliq, procédé en 4 étapes de production de biocarburants de seconde génération à partir de matières végétales non comestibles (paille, bois, déchets végétaux). Au final, le procédé Bioliq doit permettre de produire 1 litre de gazole à partir de 7 kg de paille.

Plus d’un an de retard pour Bioliq II

Le programme avait été démarré en 2007 par le KIT et la société Lurgi rachetée peu de temps après par Air Liquide. Le premier pilote visait à développer un procédé de pyrolyse permettant de convertir la biomasse en un produit intermédiaire, le BioliqsynCrude. Puis en 2009, le pilote Bioliq II a démarré pour valider la transformation par gazéification haute pression du liquide BioliqsynCrude en un gaz de synthèse (CO + H2) qui sera ensuite purifié puis converti en carburant. Cette deuxième phase s’est toutefois achevée avec plus d’un an de retard puisque sa finalisation était initialement annoncée pour la fin 2011, confirmant la difficulté de développer ces nouveaux programmes sur les carburants de deuxième génération. Elle a représenté un investissement de 28 millions d’euros, financés pour moitié par le BMELV et les deux partenaires, selon les informations des services scientifiques de l’ambassade de France en Allemagne publiées dans un bulletin de l’Adit.

« Le procédé Bioliq transforme la paille ainsi que d’autres résidus forestiers ou issus de la production agricole en carburant de synthèse pour les véhicules » commente Air Liquide. « Cette technologie présente en outre l’avantage d’accroître le rendement de production tout en offrant un bien meilleur bilan en termes d’émissions de CO2 par rapport aux biocarburants de première génération. »

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